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Psycyclette roule pour les malades psychiques

intro psy

La deuxième étape de l’opération “Psycyclette” organisée du 11 au 18 juin, a fait une halte à Brive en provenance de Cahors pour faire entendre la voix des personnes atteintes par les troubles psychiques ainsi que celle de leurs proches. Le rallye-vélo est parti de Toulouse mercredi et arrivera à Paris la semaine prochaine. Les villes-étapes sont l’occasion de discussions et rencontres. C’est la première fois que l’Unafam, l’Union nationale de familles et amis de personnes malades ou handicapées psychiques, organise cet évènement.

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Ils étaient une vingtaine de malades et bénévoles, dont des membres du corps médical, à s’élancer de Cahors hier matin, soutenus par des cyclistes locaux venus faire une partie de la route avec eux. A chaque étape, ils roulent ainsi plus d’une centaine de kilomètres.

La plupart des bénévoles qui participent à cette opération ont des parents proches qui souffrent de maladies psychiques. “Certains n’ont jamais fait de vélo”, explique un des participants. C’est Michel Lacan, délégué régional en Midi-Pyrénées et passionné de vélo, qui a eu l’idée d’organiser cette opération demandant plusieurs mois d’organisation.

L’Unafam cherche par cette action à faire connaître le handicap psychique, assez peu médiatisé, qui touche pourtant plus de 2 millions de personnes en France. “Seulement 10% des malades sont hospitalisés, les autres vivent comme citoyens normaux dans la société”, quantifie Michel Lacan. “On veut montrer que la lutte contre la stigmatisation de ces maladies est nécessaire.

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“Ces personnes ont dans notre société une double peine : en plus d’être malades, ils sont montrés du doigt. L’association agit pour qu’ils aient une image positive.” Jean-Pierre Derand s’en félicite: “Malgré la maladie, on peut faire des efforts physiques, pour se sentir comme les autres”.

L’Unafam soutient également les familles des malades, afin de rompre un sentiment d’isolement dans lequel s’engouffrent la plupart des familles touchées. Avec un objectif primordial: le retour à une vie normale des malades “que ça soit dans un milieu protégé ou non”. Des lieux de vie spécifiques sont aussi mis en place pour aider à un retour à une activité normale. Des structures comme les GEM (Groupes d’entraide mutuelle) permettent aux malades de mettre en oeuvre des projets les concernant et de se rapprocher ainsi d’une activité habituelle.

En parallèle du rallye couru de jour, des rencontres sont organisés en soirée dans les villes étapes pour informer sur ces handicaps, l’accompagnement du malade et les structures de soins.

Cesar TIEYRE

Cesar TIEYRE

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