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Pour qui sont ces croix blanches au cimetière Thiers ?

Situées vers le milieu du cimetière, elles sont regroupées sur deux emplacements proches l’un de l’autre, bien alignées. Un panneau explique désormais qui sont ces soldats enterrés ici et ce que représentent les monuments. À la veille des cérémonies du 11 novembre, l’occasion de rappeler leur sacrifice.

C’est l’ONAC, Office national des anciens combattants, qui a fait apposer ce panneau sur un des emplacements. Ces tombes constituent ce que l’on appelle un « carré militaire » et marquent les sépultures de 171 soldats tombés pour la France, principalement pendant la Première Guerre mondiale, durant les combats de cette “Grande Guerre” ou décédés dans les hôpitaux de la ville des suites de blessures ou de maladie. Le carré contient également deux sépultures de soldats tombés pendant la Seconde Guerre mondiale.

93 de ces sépultures sont entretenues à perpétuité aux frais de l’État. Le panneau explique que dès la fin de la Première Guerre mondiale, les familles des soldats morts pour la France ont pu choisir soit la restitution du corps dans une sépulture familiale soit son inhumation dans une sépulture entretenue à perpétuité aux frais de l’État dans une nécropole nationale ou dans un « carré militaire » communal.

Le panneau donne aussi des explications sur le passé militaire de la ville, ville de garnison depuis 1907. De nombreux “Bisons” du 126e régiment d’infanterie reposent ici. Dans ce cimetière ont été aussi érigés un monument en mémoire des officiers, sous-officiers et soldats de la subdivision de Brive, une stèle commémorative de 1939-1945 ainsi qu’un monument dédié aux martyrs de Kédange-sur-Canner.

Ce dernier monument commémoratif a été érigé en 1954 devant une sépulture collective contenant les restes de 21 soldats morts dans cette catastrophe ferroviaire qui a eu lieu le 4 septembre en 1945, suite à une erreur d’aiguillage, et alors que la Deuxième Guerre mondiale avait définitivement cessé depuis deux jours avec la capitulation japonaise.

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

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