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Plume blanche édite l’imaginaire

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C’est une toute jeune maison d’édition spécialisée dans l’imaginaire et basée à Allassac. En moins de deux ans, Plume blanche affiche déjà 8 auteurs et a très intelligemment basé sa stratégie de communication sur les réseaux sociaux. Rencontre avec sa jeune fondatrice, Marion Obry, et deux de ses auteurs présents sur la Foire du livre de Brive.

 

auteur-1“Je suis la plus jeune de l’équipe. Mes auteurs sont tous plus âgés que moi“, s’amuse Marion Obry, 23 ans. Elle même publie des romans du genre “ailleurs” car pas question pour elle de s’auto-éditer: “Je veux qu’un éditeur croit en mon livre pour le publier.” C’est en janvier 2015 que cette Brivo-allassacoise qui vient d’achever sa licence en métiers du livre à Bordeaux, a créé Plume blanche, spécialisée dans “le voyage vers l’imaginaire“. “C’est le thème qui fait le plus rêver les lecteurs, jeunes ou adultes.”.

La maison d’édition était déjà présente à la Foire du livre l’an dernier avec une auteure, Sandra Triname et son Salem “qui avait très bien marché”. Cette année, elles sont deux à dédicacer leurs ouvrages : Lena Jomahe pour son deuxième tome Les Oubliés et Angel Arekin, une Briviste qui signe son premier roman, Le porteur de mort, premier d’une série de 6 tomes. Auteure comme éditeur ont beau être “pays”, c’est le hasard, elles l’assurent, qui les a réuni: “J’ai connu l’existence de cette maison d’édition sur un blog spécialisé et ce n’est qu’en contactant Marion que j’ai compris que nous étions du même endroit”, explique Angel Arekin.

La stratégie de communication de Plume blanche s’appuie en effet principalement sur internet. “Je travaille beaucoup avec les réseaux sociaux, Facebook, Youtube, Twitter… et bien sur avec les blogueurs, c’est plus de 80% des ventes“, assure l’éditrice. Elle s’adresse ainsi directement aux lecteurs potentiels qui font circuler l’information à la vitesse de la toile.

auteur-2“J’essaie aussi de faire le maximum de salons et de dédicaces en librairie.” Un dynamisme convaincant: “Nous participerons au Salon de Paris en 2017 et nous sommes maintenant référencés à la Fnac”, lance victorieusement Marion. Et si ses parutions ne figurent pas souvent chez les libraires, elles sont par contre facilement commandables.

Cette stratégie très éloignée de celle des grandes maisons séduit aussi les auteurs. Plume blanche en compte déjà 8. “Je publie 6 ouvrages par an soit un tous les deux mois, et pendant ces deux mois je communique sur ce seul titre.” De quoi amorcer la vente. L’éditrice travaille également avec des illustrateurs ciblés qui soignent les couvertures. “Celle du Porteur de mort attire particulièrement l’œil des visiteurs depuis hier”, se réjouit-elle.

Le fait est que son stand situé en littérature générale, génère son flot d’amateurs de tous âges. Car le rayon imaginaire n’est pas réservé aux ados d’aujourd’hui mais aussi ceux d’hier. Marion Obry décline d’ailleurs la couleur de sa plume selon ses collections: Plume rose pour la tendresse, une pincée de douceur et une goutte de féérie; noire pour les ténèbres et effusions de sang; d’argent pour les amateurs de fantasy, fantastique et autre science-fiction et d’un bleu azur pour la jeunesse. A découvrir en L5.

 

A propos de la Foire du livre 2016, vous pouvez consulter nos précédents articles:

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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