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Le SNUipp tient son 8e congrès national à Brive

L'ouverture du congrès SNUipp aux Trois provinces

Le Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles et PEGC (SNUipp-FSU) a ouvert aujourd’hui à Brive son 8e congrès national. Plus de 450 participants vont travailler, débattre et réfléchir au devenir d’une école en proie au doute, et cible de multiples réformes depuis trois ans. L’égalité et la réussite de tous seront également au cœur de ces quatre journées.

Le publicCréé en 1992, le SNUipp, avec 51.600 adhérents est aujourd’hui le premier syndicat du premier degré. Présent dans tous les départements, y compris en Corrèze où il réunit un peu plus de 37% des électeurs, il est attaché au développement du service public d’éducation, à la transformation du métier et à la réussite de tous les enfants.

Les travaux du congrès national se sont ouverts ce matin à l’espace des Trois Provinces avec une intervention de Dominique Pouget, secrétaire départemental, qui a rappelé l’histoire de la création et du développement du syndicat en Corrèze jusqu’à l’organisation de ce congrès national qui aura mobilisé les adhérents depuis plus d’un an. 

L'intervention de Dominique Pouget, secrétaire départemental SNUippDominique Grador, représentant le Conseil général, est intervenue pour souligner les efforts réalisés par le Département en faveur des jeunes en général et des scolaires en particulier. Quant au député-maire Philippe Nauche, il s’est dit heureux d’accueillir à Brive « les représentants d’une profession indispensable à notre jeunesse et dont les valeurs, tolérance, laïcité et citoyenneté, guident notre action quotidienne ». Les deux élus ont également évoqué les « attaques régulières du gouvernement » contre l’école.

Un thème qu’a repris Gilles Moindrot, secrétaire national. Dans son préambule, il n’a pas manqué de dresser un panorama international et national de la situation économique et sociale marquée par la rigueur. Pour lui, « il s’agit d’imposer aux salariés et au système public une facture dont ils ne sont en rien responsables ». Dans ce contexte, l’école se trouve être en première ligne: « Elle a été malmenée, attaquée, souillée, dénaturée à force de réformes dans tous les secteurs et contre tous les personnels », et les nouveaux programmes « sont plus lourds et plus appauvris ». Face à cela, les enseignants se sont mobilisés même si, ainsi qu’il l’a reconnu, « il est difficile actuellement pour le syndicalisme d’obtenir des succès ». Il a conclu en dénonçant « la cohérence d’une politique qui appauvrit l’école, fragilise le service public d’éducation, réduit un enseignement de qualité et développe les inégalités ».

Evoquant les évaluations internationales « dont il ne fallait pas avoir peur », Gilles Moindrot a constaté que « les résultats des élèves français étaient dans la moyenne, mais que l’école française était plus inégalitaire que la moyenne ». Un résultat que le secrétaire national interprétait ainsi: « Les élèves se dévalorisent à cause d’un fort esprit de compétition et d’une peur de l’erreur ». Pour améliorer la situation, il a préconisé « un renforcement des aspects culturels dans le travail des enseignants ».

Michel DUBREUIL

Michel DUBREUIL

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