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“On nous chouchoute”

C’est la première fois que Fernando Costa signe à la Foire du livre de Brive. Plus habitué à sculpter-souder des panneaux de signalisation en œuvres d’art, l’artiste apprécie d’être “chouchouté” et de rencontrer le public.

Fernando Costa transforme ce que nous connaissons tous: les panneaux routiers. Il découpe ces plaques émaillées, recompose ces signaux, les transforme en signes, en poèmes de reliefs. Il imprègne ainsi le métal d’émotions et sort un premier livre qui rassemble quelques unes de ces œuvres dédiées à des figures ou des moments qui l’ont touché. Il l’a sobrement intitulé tout simplement Fernando Costa (5 Continents éditions). “C’est la première fois que je suis présent sur un salon du livre. Ça fait bizarre, on nous chouchoute, à l’accueil, sur le stand”, avoue-t-il enchanté tout en gardant son humilité.

Il est venu en voisin car il vit et travaille à Sarlat. En ce dernier jour de Foire, ne le cherchez pas sur son stand, mais vous y trouverez son ouvrage. Lui est allé participer à la commémoration du 11 novembre à Sarlat. Il y a réalisé une exposition intitulé “Ceux de 14” rassemblant 32 panneaux: “14 + 18, ça fait 32”, explique-t-il “autour d’une œuvre principale de plus de 2,30m de long”. Chez lui tout fait sens. Cette fois, il a travaillé en utilisant comme matière “des objets qui ont fait le quotidien des tranchées”: casques, obus, armes, médailles, montres, gamelles…

“Je me suis passionné par cette période, je me suis beaucoup documenté. C’est horrible ce qu’ont vécu les soldats”, raconte-t-il. “C’est la première fois que je fais un truc sur lequel on rigoles pas. D’habitude, je découpe des sens interdits, ça m’amuse. Là c’était des casques portés par poilus. Ça a été très dur”, avoue-t-il. Fernando Costa s’envolera ensuite Saint-Barthélémy où il exposera ces habituels panneaux.

Infos sur foiredulivredebrive.net.

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à Simone Veil, Joséphine Bkaer

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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