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Musée Labenche : Monstres et compagnie

Les vacances de la Toussaint, c’est l’aubaine. On crée des monstres dans l’argile, on taille des pierres parce qu’on y a vu un visage, grâce une fois de plus au programme éclectique et amusant proposé par le Musée Labenche dans le cadre de ses activités pour le jeune public. Succès garanti.

La paréidolie, c’est le joli mot qui sert à désigner cette capacité cognitive qui permet de voir des formes humaines ou animales dans des pierres, des nuages, des feuillages, ou tout autre élément naturel. Une faculté partagée sur laquelle s’est appuyée Solène Jolivet pour captiver l’attention des enfants inscrits dans son atelier. Comme le veut l’esprit des activités jeunes public, la journée a d’abord commencé par une visite pédagogique des collections du musée en lien direct avec les formes et la sculpture avant de s’attaquer à la pratique. De retour à l’atelier chacun, équipé d’outils a choisi la pierre qui l’inspirait, en l’occurrence de petits blocs de stéatite, ou « pierre a savon », afin, à partir des rugosités, ou irrégularités existantes, d’y faire apparaître, en l’accentuant, l’image qu’il y avait précédemment entrevue. Des masques, de la poussière, une invitation au rêve, à l’exploration de l’imaginaire pour un stage qui affichait complet.

Complet également l’atelier waiting for Halloween, une manière rigolote d’approcher la laideur et la monstruosité. Le laid, selon les canons classiques de l’esthétique est tout ce qui échappe au régulier, au symétrique. Pour examiner la beauté et comprendre la laideur, les enfants ont exploré les collections du musée avant, un peu plus tard, de modeler le monstre de leur choix. Une activité jubilatoire et plus délicate qu’on le croit. Le laid, lorsqu’on en a peur, est peut-être plus difficile à représenter que la beauté qu’on admire.

Frédérique Brengues, Photos : Sylvain MARCHOU

Frédérique Brengues, Photos : Sylvain MARCHOU

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