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Mathieu Bosredon raconte son aventure olympique

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“J’ai encore beaucoup d’amertume lorsque j’en parle, mais je sais que c’est le début d’une autre aventure”, explique le handbiker briviste de retour de Rio et de ses premiers Jeux paralympiques. Déçu de ne pas avoir atteint le podium visé, il le rate d’un rien, Mathieu Bosredon reste porté par tous les messages de soutien avant comme après ses deux courses. “J’en ai reçu des centaines, voire des milliers, je n’ai pas pu répondre à tous”, a-t-il confié lors d’une réception en mairie. Vous pouvez le suivre sur sa page Facebook.

 

mathieu-bosredonC’est non seulement l’enfant du pays que tenaient à saluer les conseillers municipaux venus en nombre, mais aussi le “Jeune talent sportif briviste” soutenu financièrement par la Ville depuis 2010. “Nous pressentions le potentiel à l’échelle mondiale”, entamait Frédéric Soulier avant de retracer le “parcours exemplaire” qui a mené le handbiker jusqu’à Rio. “Mathieu est né compétiteur volontaire et ambitieux dans la conquête de titre.”

“J’ai commencé à 6 ans le handisposrt à Brive en natation et j’ai toujours rêvé paralympisme“, répondait l’athlète de 25 ans. C’est en 2012 que Mathieu entame avec l’acharnement qu’on lui connait une carrière internationale jalonnée en quatre ans de podiums réguliers et entièrement tournés vers Rio. “Ces 15 jours resteront gravés dans ma mémoire. C’est beaucoup d’émotion. La bas le temps s’arrête”, raconte-t-il en évoquant la cohésion de la délégation française, les entrainements sur le balcon, les questions qui finissent par tourner en boucle d’autant que ses courses sont programmées en fin d’olympiades.

photo-pierre-alexis-durandMathieu entra dans la compétition les 14 et 15 septembre: un contre la montre qui n’est pas sa discipline de prédilection sur lequel il termine 7e et la course en ligne de 60km pour laquelle il vise obligatoirement une médaille. Il échoue malheureusement au pied du podium, s’inclinant d’un rien. Pour lui, une amère quatrième place. “Je ne ferme pas la porte du dernier virage et Joël (Jeannot) s’insère. J’ai tout donné jusqu’au bout, mais là, à 100 mètres de l’arrivée, je sais que j’ai perdu”, raconte-t-il en revivant la course. “C’était ma première participation et j’ai manqué de lucidité pour aller chercher la médaille de bronze. J’en avais le potentiel. Pourquoi, j’ai fait cette erreur…”, se répète-t-il. “Peut-être que si ça n’avait pas été un Français, j’aurais été plus agressif…”

“Tu as gagné la plus belle des médailles: tu nous as fait rêver. Tu es un vrai champion“, le console Didier Trarieux, conseiller municipal en charge du handicap. Un champion très sensible aux nombreux soutiens qui lui ont été témoignés. Sur les réseaux sociaux, les messages ont afflué, tentant d’apposer un baume sur sa déception. “J’en ai reçu des centaines, voire des milliers. Ça fait très plaisir”, témoigne le champion qui en profite pour remercier son entraîneur Laurent Lagier ou Alain De Carvalho pour la logistique technique et tous ceux qui dans les instances corréziennes ont cru en lui. Mathieu glisse aussi quelques messages: “Beaucoup de sportifs de haut niveau sont dans le seuil de pauvreté. Il faut que les Fédés aident plus les athlètes. L’important, c’est aussi de détecter et d’accompagner dès la base.”

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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