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Ma vie au temps du confinement : Rachida Faye, hôtesse de caisse (3)

C’est un métier qui compte parmi la liste de ceux dont on a besoin en période de confinement. Hôtesse de caisse. Rachida Faye l’exerce depuis 5 ans à l’Intermarché du Pilou. Et tous les jours depuis que l’état d’urgence a été décrété, elle est à son poste.

En temps normal, elle est aux caisses automatiques. Mais depuis l’apparition du Covid 19 et l’instauration des gestes barrière, elle ne s’y sentait plus en sécurité. « Les clients ne respectaient pas forcément la distance d’un mètre entre eux et les autres. On en a fait part à la direction qui a accepté de les fermer. »

Sur les lignes de caisse, à l’abri derrière un plexiglas, Rachida Faye explique pouvoir travailler presque normalement avec masques, gants et du gel hydroalcoolique à disposition. « Je me sens protégée même si je sais que le risque zéro n’existe pas. » Elle poursuit : « Au tout début bien sûr, cela a été un peu compliqué, surtout le premier jour à l’annonce du confinement car il y a eu beaucoup de monde. Mais tout a été installé et on s’adapte. Ça se passe bien. » Le regard des clients se fait même plus chaleureux qu’à l’ordinaire. « On nous remercie d’être présents. Cela nous fait plaisir mais cela m’a surprise les premières fois. Pour moi, c’est normal d’être là. Ce sont surtout les soignants qu’il faut remercier. »

N’empêche, les caissières et caissiers eux aussi ont un rôle important à jouer et leur présence, à leur poste, doit être saluée. D’autant plus que, ils le savent bien, c’est l’occasion d’un contact, d’un échange pour certaines personnes, notamment les plus isolées. « On sent que pour certains, c’est important de venir, que ça fait une sortie. »

Rachida poursuit : «  A la caisse, on voit que les gens sont de plus en plus soucieux de se protéger. Ils mettent de plus en plus les masques et les gants. Mais d’un autre côté, certains clients viennent encore en couple, avec leurs enfants. C’est important que tout le monde y mette du sien. »

Important pour sortir de cette crise sanitaire et sortir tout court. « C’est vrai que cela manque de ne pas pouvoir se balader. Il me tarde de pouvoir retourner faire les boutiques avec mes filles ! » Elle en a deux, de 15 et 18 ans. « Elles sont autonomes et très occupées. Elles travaillent beaucoup. Je ne les ai pas entendues dire qu’elles s’ennuyaient ! » En les retrouvant après sa journée de travail, Rachida a dû faire évoluer ses habitudes. « J’avais peur, surtout au début, de ramener le virus à la maison. Dès que je rentre, je me déshabille et je n’embrasse personne. De toute manière, elles ne voulaient pas s’approcher de moi avant que je me sois changée ! »

Crédit photo: Intermarché

Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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