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L’indispensable Banque Alimentaire

Ce n’est pas la plus connue des banques, mais son rôle au sein du circuit caritatif corrézien est essentiel, indispensable. La Banque Alimentaire, qui existe en Corrèze depuis 1994*, collecte, gère et partage des produits alimentaires ou de première nécessité au profit des associations caritatives d’aide alimentaire et des CCAS ou épiceries solidaires pour tout le département.

La Banque Alimentaire est le grossiste, le fournisseur incontournable de ces associations. Visite au sein de son entrepôt et siège social à Brive, 8 rue Lépine.

C’est un immense hangar de 1 000 m² dans lequel est stocké l’ensemble des produits collectés par la Banque Alimentaire. Le va-et-vient des bénévoles ressemble à l’activité d’une ruche. C’est un ballet incessant qui peut presque donner le tournis.

Les produits entrent par palettes entières. Ils sont triés, rangés, stockés. Grâce à un système de commandes dématérialisé sur le site Internet de la Banque Alimentaire, les associations caritatives d’aide alimentaire choisissent les produits dont elles ont besoin. Elles n’ont plus qu’à venir ensuite les récupérer au siège de leur grossiste. Elles se chargeront de la distribution auprès de leurs bénéficiaires. Pour ce travail effectuer, chaque partenaire verse à la Banque Alimentaire une participation de solidarité pour les frais de fonctionnement.

L’association est gérée comme une vraie entreprise. Nicole Thiriet, la présidente, y veille.

Une partie des produits qu’elle reçoit sont des dons de l’État ou de l’Europe. « En fait, nous remontons des informations, des indicateurs d’état qui permettent d’évaluer nos besoins selon notre activité et selon l’activité des associations partenaires. Ces indicateurs sont ensuite transformés en argent virtuel, qui nous permet de faire nos courses en quelque sorte au sein d’un établissement public national, FranceAgriMer. Nous sommes bien entendu contrôlés à ce niveau. C’est une première source d’approvisionnement. Ensuite, il y a les ramasses quotidiennes auprès des grandes surfaces avec lesquelles nous avons passé des conventions. Nous ramassons des produits qui sont en fin de vie mais attention, jamais périmés !!! », précise la présidente.

« Il y a ensuite les collectes auprès des particuliers qui se font de différentes manières. Il y a la grande collecte annuelle, fin novembre, puis une autre au printemps, en général. Nous sollicitons les particuliers à faire un don de produits directement dans le magasin ou de façon dématérialisée. C’est-à-dire que le particulier, à la caisse, fait un don d’une certaine somme. Nous transformons ce don en achat de produits dans ce même magasin. Il est également possible de faire des dons en passant directement par notre site Internet. On a aussi des fournisseurs potentiels ponctuels ou pérennes… et puis il y a aussi notre centrale d’achat à Bordeaux… »

Solidarité, lutte contre le gaspillage, la Banque Alimentaire assure ses missions non sans difficulté. La demande s’accroît, « 30 % en plus cette année », assure Nicole Thiriet, la pandémie a probablement eu son effet sur ce chiffre ; le local est désormais trop étroit, l’association va se doter d’un second entrepôt de 600 m² ; et elle a, comme beaucoup d’autres associations, un besoin permanent de bénévoles, « notamment des chauffeurs », appuie la présidente.

Malgré tout, la trentaine de bénévoles et le salarié de la Banque Alimentaire s’affairent. La ruche n’est pas près de s’arrêter de bourdonner.

 

* La Banque Alimentaire existe en France depuis 1984. Il y en a aujourd’hui 79 sur le territoire.

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

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