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L’Hôpital entre défi(cit) financier et service public

Le député maire Philippe Nauche lors des vœux du centre hospitalier de Brive« Malgré l’augmentation de l’activité, les recettes ne sont pas au rendez-vous« , a dénoncé le député-maire Philippe Nauche lors des vœux de l’établissement briviste. Il est question d’un déficit de quelque 850.000 euros pour 2011 si l’Etat ne verse pas rapidement les crédits gelés. « Finalement, on demande aux hôpitaux de travailler plus pour gagner moins« , a souligné le président du conseil de surveillance en ciblant la machine infernale de la tarification T2A et en réclamant une meilleure valorisation du service public et de l’aspect humain.

« Aujourd’hui, on a les yeux en permanence rivés sur la productivité« . Pour l’ancien responsable des urgences, le constat est révélateur: « C’est un vrai problème de considération de l’hôpital public », assure le député-maire, parlant même d’une « perte de sens de l’action de service public« .

Le docteur Jean-Marie Loustau, président de la CMEDans son discours introductif, le directeur Vincent Delivet s’interrogeait quant à lui sur les crédits pourtant affectés à des missions d’intérêt général et qui avaient été gelés par l’Etat. « Le ministre a récemment indiqué le dégel de ces crédits qui nous permettent de faire face à un certains nombres de charges qui ne sont pas couvertes par les tarifs des séjours« , a précisé le responsable. Pour le docteur Loustau, président de la CME (Commission médicale d’établissement), ce plan de rigueur contraint à « un exercice délicat entre des recettes liées pour l’essentiel à l’activité médicale et à des dépenses difficilement compressibles, sans nuire à l’équilibre technique et humain de nos services et à la sécurité des patients« . Une notion de « juste soin au juste coût » et « dans lequel l’obsession de l’équilibre financier n’amputera pas la qualité et la sécurité des soins ni la capacité de développement ni la motivation de nos équipes professionnelles ».

Le représentant départemental de l'ARS, Cesar Sanchez« Le retour à l’équilibre est en bonne voie », a répondu César Sanchez, représentant départemental de l’ARS (Agence régionale de santé). « Je n’ai pas 800.000 euros dans ma poche », a-t-il plaisanté, sans polémiquer sur la logique de la T2A, préférant valoriser la démarche de l’établissement. « L’hôpital de Brive est un hôpital vivant qui s’interroge sur sa pratique et sa réorganisation de 1001 façons. » Ne manquant pas non plus de souligner le rayonnement l’hôpital de Brive qui détient « 2/3 des parts de marché« . En appelant aussi les établissements à fédérer leur démarche dans un « contrat local de santé ». Les deux logiques arriveront-elles à s’entendre? Espérons-le!

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

2 commentaires

  •    Répondre

    « l’hôpital de Brive qui détient “2/3 des parts de marché“ »
    Je croyais que l’hôpital rendait un service public…
    Je déteste l’idée d’être considéré comme un « client ».

  •    Répondre

    l’hopital y « gagnerait » si il considérait mieux son personnel soignant…!!….
    le directeur est-il au courant que…:
    — souvent en Octobre – Novembre les infirmières ou aides soignantes ont largement fait ttes leurs journées de travail de l’année… par manque de personnel… et…malgré tt commencent en novembre leurs heures de travail de l’année suivante…!!..( c’est un cercle vicieux…)
    — elles ont bcp de mal à organiser leurs vies personnelles ( et oui … elles en ont une..!.. ) sont rappelées…en catastrophe pour revenir travailler… et d’autres fois…si peu de travail.?.. ces dames apprennent la veille ou le jour même qu’il faut poser un repos « d’office »… parfois même plusieurs jours de suite…
    — combien de surveillantes.?.. de hauts responsables accepteraient ces horaires fait tardivement ou qui changent au dernier moment..??…
    — est-ce « normal » qu’une aide-soignante ou 1 infirmière à mi-temps fasse autant de week-end que ses collègues à temps complet..?… « bouche » les trous des absentes par manque de personnel..?…travaille souvent 4 ou 5 voir 6 jours de suite ? ( un mi-temps… c’est 3 ou 4 jours….. )
    — est-ce normal de passer autant de temps ds les papiers..?… répondre au tél pendant les soins ou les pansements..?.. courir ici ou là..?… faire très très souvent des heures suplémentaires… (pour terminer son travail… ) qui ne sont jamais récupérées…?!…
    A entendre le personnel soignant… beaucoup en ont assez de ces conditions de travail… de ce manque de considération… et malgré cela … elles ( ou ils… c’est vrai , il y a qq messieurs ) travaillent avec conscience professionnelle… attention à ne pas trop les « dégouter »…

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