L'actualité en continu du pays de Brive


Les Femina à la foire du livre

Avec La saison de l’ombre, Léonora Miano vient de décrocher ce mercredi le prix Femina 2013. Les visiteurs de la foire du livre auront ainsi côte à côte deux lauréats sur le même plateau, le Fémina et le Goncourt avec Pierre Lemaitre, pour “Raconter l’Histoire” ce dimanche à 16h30 (espace Gazeau). Quant aux Enthoven, Jean-Paul et Raphaël, auréolés du Femina de l’essai pour leur Dictionnaire amoureux de Proust, ils participeront à la lecture Inventaire Proust qui aura lieu vendredi à 20h au théâtre.

“C’est un grand roman avec un souffle romanesque captivant. Nous avons affaire à un grand écrivain. Elle a l’avenir pour elle”, a déclaré Diane de Margerie, présidente du jury. Dans La saison de l’ombre, l’auteur camerounaise se glisse dans l’esprit et le coeur de la communauté Mulongo, embarquée malgré elle dans la sombre aventure de la traite négrière. Elle décrit l’effondrement des repères et fait entendre la voix de ceux qui sont restés en Afrique, revendiquant un texte “africo-centré”. Léonora Miano est née à Douala (Cameroun) en 1973, et vit en France depuis 1991. Elle a notamment écrit Contours du jour qui vient, prix Goncourt des lycéens en 2006.

Son septième roman plait indubitablement. Récemment récompensée par le Grand Prix du roman métis, voilà qu’il l’a à nouveau remporté sur les autres finalistes du Fémina: Pierre Lemaître, déjà décoré lundi par le Goncourt, Laurent Seksik, auteur d’un roman sur le fils d’Albert Einstein, Charif Majdanali, à qui l’on doit une saga familiale libanaise et même Céline Minard avec son excellent western. La romancière de Faillir être flingué n’a pas tout à fait perdu sa journée pour autant: une bande de joyeux moustachus vient de lui décerner le sympathique prix Virilo. D’autres qui n’ont pas perdu leur journée, ce sont les gens de la maison Grasset puisque après le succès de Yann Moix décerné prix Renaudot en début de semaine et aujourd’hui de Léonora Miano, vient en effet s’ajouter celui de Jean-Paul et Raphaël Enthoven, qui décrochent le prix Femina de l’essai avec leur Dictionnaire amoureux de Proust (Plon/Grasset).
Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

Laisser un commentaire