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Les ébénistes de Lavoisier sont de l’aventure du prix Goncourt des lycéens

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Chaque année, dans l’académie de Limoges, une classe participe au prix Goncourt des lycéens. Il s’agit cette année de sept élèves de Lavoisier inscrits en brevet des métiers d’art ébénisterie

lavoisier-prix-goncourt-des-lyceens2“Il est très gros mais se lit bien. Et j’ai très envie de connaître la suite”, confie India à propos du livre Laetitia, ou la fin des hommes de Ivan Jablonka. Malgré l’enthousiasme que suscite chez elle cette lecture, la jeune femme reconnaît “ne pas du tout lire d’habitude”. Ce qui l’y pousse ces jours-ci, c’est la participation de sa classe au prix Goncourt des lycéens.

“Le but est de lire le maximum de livres”, explique Anthony, à savoir les 14 de la sélection du Goncourt. “Il s’agit ensuite de pouvoir échanger entre nous, d’en choisir trois qu’un de nous ira présenter dans la délibération régionale du 14 novembre.” Pas sûr pour sa part qu’il défende La Succession de Jean-Paul Dubois. “Je l’ai choisi car il m’a semblé que c’était le seul qui présentait une petite intrigue. Mais elle est en fait un peu bizarre et le livre est long à démarrer. Il y a beaucoup de descriptions.” Il est d’ores et déjà impatient de se lancer dans la lecture du second Ma part de Gaulois de Magyd Cherfi qu’Ashley a commencé et qu’il trouve “assez marrant”.

“Il faut que la classe ait lu d’ici la mi-novembre les 14 ouvrages sélectionnés”, explique Eric Moniez, professeur de lettres et d’histoire à Lavoisier, à l’origine de la candidature de l’établissement. “Nous, on leur dit qu’il faut qu’un livre soit au moins lu par trois ou quatre d’entre eux pour qu’ils puissent y avoir un vrai débat. On est face à des élèves en ébénisterie qui sont déjà ouverts à l’art, la culture mais qui n’étaient pas forcément des grands lecteurs. Alors il est important que cela reste une lecture plaisir.” Pour autant, ils ont jusque-là tendance à dire “J’accroche pas mais je vais essayer de le finir”, confie leur professeur: “Ils font l’effort de donner sa chance au livre”.

Plusieurs raisons à cela selon Eric Moniez: “C’était une classe que j’avais l’an dernier en terminale et avant de les inscrire je leur ai demandé s’ils étaient partants. Ils ont eu cette ouverture. En outre, il s’agit d’un dispositif national auquel participent 56 classes et qui est médiatisé. Cela les incite à s’impliquer davantage. L’idée pour nous, c’est de les ouvrir à la littérature contemporaine, c’est de créer un déclic.” Pour lancer la machine, Eric Moniez, accompagné de Carole Da Rocha, professeur documentaliste, a travaillé de façon ludique sur la première de couverture et le titre. “On leur a demandé ce que ça leur évoquait. On a aussi lu des extraits des œuvres et ils devaient essayer de retrouver à quel livre ils appartenaient.”

Une rencontre avec les auteurs est prévue à Toulouse le 18 octobre et, après la remise de prix qui aura lieu le 17 novembre, “on pourra revenir sur plusieurs livres et thématiques qui sont au programme”, termine le professeur. “On est content de faire des choses extra scolaires”, termine Anthony, appuyé par Ashley: “C’est cool de participer à ce concours. Ça ne peut que nous enrichir je crois.

 

Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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