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Les conseils de quartier et la mairie s’engagent par contrats

mairie pano

Ce sera un grand moment, samedi matin, salle Chadourne. La municipalité et les 16 conseils de quartiers élus en janvier 2015 contractualiseront leurs engagements pour le reste de la mandature. Pour Frédéric Soulier, “c’est le bout d’un processus, mais ce n’est pas une fin, plutôt le début d’une véritable démocratie de partenariat”.

 

Ils seront tous là, salle Chadourne, samedi matin à 10 heures. Les 182 conseillers de quartiers, élus et bénévoles, représentés par leurs présidents, signeront avec le maire les contrats qui les engagent mutuellement jusqu’en 2020, fin de la mandature. C’est la fin d’un processus engagé il y a près de 2 ans. Chaque conseil, il y en a 16, s’est vu allouer un budget de 150.000 euros TTC par an, sur 5 ans, pour réaliser ce qui leur semble important, voire prioritaire, sur chacun de leur secteur. Cela représente tout de même un budget de 750.000 euros, en investissement, par quartier, et donc au total 2,4 millions d’euros par an pour la Ville, 12 millions jusqu’à la fin de la mandature.

C’est un budget plus que conséquent, mais c’est aussi une manière, pour chacun, de s’approprier la gestion de l’argent public en hiérarchisant les priorités. Pour Frédéric Soulier, “la démarche a quelque chose de pédagogique en ce sens”. Véritable interface entre la population et l’équipe municipale, ils n’ont pas ménagé leurs efforts et se sont véritablement mobilisés pour aller Ralentisseurà la rencontre des habitants afin de leur demander ce qu’il faudrait faire, à leurs yeux, pour améliorer leur vie de tous les jours dans leurs quartiers.  Travail de fond, réunions publiques, tractages, porte à porte, ils ont réalisé une véritable enquête de terrain. “Un travail de fourmi, un travail inédit, qu’il faut véritablement saluer”, insiste le maire.

De cette approche concrète sur le terrain, 16 diagnostics ont été faits. Un par quartier. Globalement, ce sont les questions de voirie qui sont revenues le plus souvent, cela essentiellement autour de la réfection de rues ou de trottoirs, jugés très souvent en mauvais état. Viennent ensuite les questions de sécurité, au sens large du terme. Cela va de l’installation d’un éclairage public dans des endroits qui en sont dépourvus à la mise en place de ralentisseurs sur des axes où la vitesse est jugée excessive ou encore à l’installation de caméras dans le cadre de la vidéosurveillance. Il y aussi le mobilier urbain et les aires de jeux, la propreté, le stationnement et tout un tas de souhaits dans d’autres domaines divers et variés.

Face au nombre de préoccupations évoquées par les habitants, il a fallu faire des choix pour rentrer dans les budgets, car tous dépassaient les 150.000 euros par an et par quartier. Ces choix ont donné lieu à de nombreuses réunions avec le service “Vie des quartiers” qui a effectué des devis pour chaque demande. Ensuite, il a fallu hiérarchiser les priorités et décider de ce qui devait être fait tout de suite, et de ce qui pouvait attendre une ou deux années de plus. Globalement, sur l’ensemble de la ville, ce sont 339 projets qui ont été ainsi choisis. 33% d’entre eux concernent des problématiques de voirienettoyage ville, 27% des questions de sécurité. Des préoccupations qui, de façon générale, sont les mêmes sur l’ensemble des seize quartiers. Certaines sont importantes en coût financier, essentiellement en voirie, elles sont donc planifiées sur plusieurs années. Par ailleurs, rien n’est figé dans le marbre et les choses peuvent évoluer d’une année sur l’autre. Ainsi, une action jugée prioritaire aujourd’hui peut ne plus l’être avec le temps et donc être remplacée par une autre. Le but étant, à chaque fois, de rester “dans les clous” en terme de budget.

“Le dialogue restera permanent”, a précisé Frédéric Soulier car “signer des contrats nous engage. Nous sommes dans une vraie démocratie de partenariat et non plus dans une démocratie de tutelle comme c’était le cas auparavant. A nous de la faire vivre.”

Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

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