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L’école Michel Peyramaure enfin inaugurée

“Ça me rappelle le temps de mes culottes courtes et la fois où j’avais été déguisé en libellule“, plaisantait hier très ému l’écrivain briviste qui aura attendu plus d’un an, Covid oblige, que l’école qui porte son nom depuis février 2020 soit enfin inaugurée.

En décembre 2019, un conseil d’école extraordinaire réunissant enseignants et parents d’élèves avait validé la proposition de la mairie de rebaptiser l’école publique Saint-Germain du nom de l’écrivain local Michel Peyramaure. Le conseil municipal avait ensuite en février 2020 entériné ce changement. Depuis, tous les papiers officiels avaient adopté ce changement et la cérémonie d’inauguration aurait dû se tenir en octobre 2020, mais la situation sanitaire est venue rebattre les cartes. Hier, jeudi 1er juillet, à la sortie des classes, le maire et le romancier ont dévoilé de concert la plaque devant de nombreux enfants et officiels.

“Plusieurs générations sont rassemblées pour vous rendre hommage et quel meilleur lieu pour le faire?”, questionnait Frédéric Soulier. Le maire saluait “la force des lettres et des mots” de l’écrivain tout autant que “l’enfant du pays qui par sa réussite et son attachement à Brive a contribué à en grandir la renommée”. Vous êtes devenu déjà l’un de nos illustres. Nous prenons soin d’honorer nos personnalités de leur vivant.”

Le jeune Peyramaure était pourtant un élève “guère attentif  à ses études, sauf en poésie”, ce qui lui a même valu sur son carnet la mention “Peyramaure est un crétin mais un crétin de génie”, rappelait le maire. “J’étais plus enclin à suivre les nuages, ses bateaux libres, mes notes étaient de bas étages”, reconnaissait l’écrivain de 99 ans dont la carrière a été plus prolixe enchaînant plus d’une centaine de romans la plupart historiques, nécessitant chacun des mois de recherche, et qui lui ont valu plusieurs prix.

“Ça fait bizarre de rencontrer un écrivain. Il fait pas 99 ans”, estimaient les élèves qui ont pu au préalable s’entretenir au préalable. Les deux classes de CM2 de l’établissement ont été fortement associées à ce moment. L’une a réalisé l’autobiographie affichée dans la cour et pu interviewer l’écrivain. L’autre a confectionné un livret d’haikus, ces poèmes d’inspiration japonaise extrêmement brefs, dans la veine du dernier ouvrage de l’auteur Le livre des méduses bleues. Des haikus à la belle sonorité, malgré leur jeune âge, et très applaudis. Peut-être la révélation de futurs écrivains…

Sur ce sujet, vous pouvez également consulter le portrait que nous lui avions consacré en 2018, lorsqu’il s’apprêtait à recevoir la médaille d’honneur de la Ville à l’occasion de la Foire du livre de Brive:

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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