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L’eau et l’assainissement de l’Agglo attribués à Suez

Le projet de délégation du service public de l’eau potable et de l’assainissement des communes de l’agglo de Brive attribué à Suez pour 7 ans, à partir du 1er janvier 2022, a été entériné, hier, lors du conseil communautaire qui se tenait à Allassac. Plus tôt dans la journée, Frédéric Soulier, président de la Communauté d’agglo du bassin de Brive, en présence de Maximilien Pelligrini, directeur général délégué Eau France de Suez, ont présenté les grands axes de ce nouveau partenariat.

Le Conseil communautaire de l’agglo qui se tenait, hier, à Allassac a entériné le passage de la délégation du service public de l’eau potable et de l’assainissement des communes de l’Agglo de Brive de la Saur vers Suez. Cette convention entre l’Agglo et Suez devrait débuter le 1er janvier 2022 pour une durée de 7 ans. Le projet de Suez avait été au préalable retenu à l’unanimité par la Commission de délégation de service public. Suez sera donc le nouvel gestionnaire de l’eau et de l’assainissement sur l’agglomération de Brive (37 communes pour l’eau potable et 48 communes pour l’assainissement).

 

UN CONTRAT DE PERFORMANCE

« C’était l’offre la plus satisfaisante eu égard aux critères de l’appel d’offres. Il a été tenu compte à 40% du prix proposé, à 30 % de la partie technique et à 30% de la qualité du service, de la performance. C’est l’offre qui remplie au mieux les objectifs de l’agglomération », a souligné Frédéric Soulier, président de la Communauté d’agglomération du bassin de Brive. « Suez a été aussi le candidat le plus constant lors des auditions qui ont été menées par la Commission ».

 

PROTÉGER CETTE RESSOURCE QU’EST L’EAU

« C’est une convention courte, 7 ans, ce qui induit Suez a une opérationnalité immédiate. Il faut être bon tout de suite. C’était aussi notre souhait », a expliqué Frédéric Soulier. « Le temps court est pour nous un gage de performance. Pas le temps de tergiverser. D’autant plus que 18 mois avant la fin de la délégation, l’agglo ouvrira le dialogue compétitif. D’autre part, le prix ne fait aucun sacrifice sur la qualité, bien au contraire », a poursuivit l’élu.

Un des objectifs contractuels majeurs de la convention est de baisser de 21 % (12,7 % pour l’exploitant et 8,3 % concernant le consommateur) sur les sept ans la quantité d’eau prélevée dans le milieu naturel.

Dans ce but, Suez s’engage à lutter contre les fuites d’eau du réseau et contre la consommation d’eau parfois mal maîtrisée des usagers. En ce sens la convention est très innovante. Le futur exploitant propose plusieurs axes.

Suez va installer progressivement, sans coût supplémentaire pour l’usager, un dispositif de communication radio, baptisé Télérelève, sur chaque compteur pour informer en temps réel l’usager sur sa consommation d’eau. Ce dernier pourra ainsi mieux maitriser sa consommation (consultable sur Internet) et sera facturé selon sa consommation réelle.

En cas de fuite, non immédiatement détectable ou visible sur son installation, il pourra en être averti (par sms ou mail). Tous les foyers de l’agglo devraient équipés d’ici 2024.

 

UN CONTRAT PLUS VERTUEUX

« Les habitants du territoire seront aussi impliqués dans cette volonté de voir diminuer la consommation d’eau. Du matériel hydro-économe sera distribué permettant de réduire sa consommation d’eau. Une campagne de sensibilisation sera menée à ce sujet dès 2022. Dont le nom est déjà tout trouvé : Tous gaillard pour l’eau… », annonce Maximilien Pelligrini, directeur général délégué Eau France de Suez. « C’est un réel défis que de faire baisser la consommation de 8 % en sept ans quand on sait qu’en France, en moyenne, elle baisse de 0,5 % », a précisé le représentant de Suez. « C’est aussi un modèle économique nouveau qui va à l’inverse de que ce qui se faisait. Auparavant, plus la consommation était importante, plus la rémunération était importante. C’est un modèle innovant, pionnier en France voire dans le monde qui vise à préserver cette ressource qu’est l’eau».

Des objectifs que Suez a tout intérêt à satisfaire puisque une partie de sa rémunération sera mesurée selon quatorze critères de performance (baisse des volumes prélevés, qualité de l’eau, innovations, économie d’énergie, Suez devrait installer des panneaux photovoltaïques sur deux usines d’eau potable…).

Une cagnotte de 500 000 euros par an pourrait être attribuée à l’exploitant selon le respect ou non des objectifs fixés.

« Le prix de l’eau restera stable », assure Frédéric Soulier. « Par ailleurs, les conditions économiques de cette nouvelle convention permettront à l’agglo d’augmenter les investissements pour le renouvellement ou l’amélioration du réseau d’assainissement, qui est de la compétence de la collectivité, à hauteur d’1 million d’euros par an. Soit 7 millions sur la durée du contrat. Cette somme profitera notamment aux communes de l’agglo qui en ont le plus besoin ou encore aux villages de Brive ».

Julien Allain

Julien Allain

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