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Le vélo dans la cité (4/5): “C’est avant tout pratique!”

Marie Artaud transporte sa fille Moé et une copine à elle

Jusqu’à vendredi, nous proposons une série sur la place du vélo dans la cité à travers cinq portraits de cyclistes utilisant la bicyclette au quotidien.

Marie Artaud, 38 ans, danseuse et chorégraphe, possède un drôle d’engin accroché à son vélo électrique: une carriole, pour transporter ses deux enfants.

Marie Artaud transporte sa fille Moé et une copine à elle“Quand je vais chercher les enfants à l’école, leurs camarades ouvrent grand les yeux. Ils aimeraient bien, eux aussi, pouvoir grimper dans la carriole.” Il doit en être de même pour les parents, sauf que ce drôle de siège ne peut pas accueillir un adulte.

Montée sur deux roues et plutôt confortable comme le confirment ses petits utilisateurs, la carriole sert le plus souvent aux enfants de Marie: Achille, 10 ans, et Moé, 5 ans. Avec leur maman, ils se baladent ainsi régulièrement dans la ville, la découvrant avec un point de vue rare. “Il y a tout de même certains axes, trop étroits à mon goût, que je ne prends pas avec la carriole”, explique la maman, évidemment soucieuse de la sécurité de ses enfants.

Le deux roues, Marie connaît depuis longtemps. Sauf qu’il y a quelques années, il était motorisé. “Avec mon mari, nous habitions Paris et, les déplacements étant plus longs qu’ici, on avait effectivement des deux roues motorisés. Lorsque nous sommes arrivés à Brive il y a 3 ans et demi, nous avons investi dans deux vélos électriques”.

Marie Artaud transporte sa fille Moé et une copine à elle

“On s’en sert pour des déplacements d’une dizaine de kilomètres maximum aller retour entre notre domicile près du quartier Brune et les commerces de proximité, le cinéma ou le lieu de travail par exemple.”

Juchée sur son vélo électrique possédant 4 niveaux d’aides électriques au pédalage et un frein moteur pour les descentes (très utile vu le poids cumulé du vélo et de la carriole), Marie Artaud roule quelle que soit la météo, été comme hiver. “La pluie, je suis équipée pour, et la carriole est couverte. Et quand il fait froid, les enfants, en plus de vêtements chauds, mettent une couverture.”

Marie Artaud transporte sa fille Moé et une copine à elle

Peu enthousiaste à l’idée de faire une longue sortie cyclo le week-end, Marie confesse s’en tenir à “un usage seulement quotidien, et pas du tout sportif” de la petite reine. Si certains prônent l’usage du vélo dans la ville pour moins polluer, la Briviste d’adoption, tout en étant sensible à ce qui touche à la protection de l’environnement et comprenant que l’utilisation du cycle puisse être “un acte militant”, trouve une raison encore meilleure à ses yeux: “C’est tout simplement beaucoup plus pratique que de prendre sa voiture! Pas d’embouteillages, pas de recherche de places de parking, pas de tickets de stationnements à payer, etc”.

Et Marie d’espérer tout haut “encore plus de pistes cyclables dans la ville” et surtout “un vrai partage de l’espace entre les usagers.”

Dans la série “Le vélo dans la cité”, vous pouvez également lire nos articles précédents:

Marie Artaud transporte sa fille Moé et une copine à elle

Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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