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Le procès Nuremberg au musée Michelet

Dignitaires nazis, sur le banc des accusés, lors du procès de Nuremberg. Allemagne, 20/11/1945 – 10/10/1946. Mémorial de la Shoah. DR

Le musée Michelet ouvre à partir d’aujourd’hui les pages du procès Nuremberg qui jugea les responsables nazis aux lendemains de la seconde guerre mondiale. Un procès inaugural à plus d’un titre et qui introduit la notion de “crime contre l’humanité”. L’exposition réalisée par le Mémorial de la Shoah, est à découvrir jusqu’au 16 avril prochain. Entrée libre et gratuite.

 

MShoah_Alfred_Jodl_Nuremberg_MXLI_2Le 20 novembre 1945 s’ouvre le procès des criminels de guerre nazis. Il se tient dans la ville de Nuremberg, berceau des lois antisémites dix ans plus tôt. Le palais de justice est l’un des seuls bâtiments de la ville qui n’a pas été bombardé. Sur le banc des accusés : 24 des principaux responsables du 3e Reich, qu’ils soient politiques, économiques et militaires. Devant ce tribunal militaire international, ils sont accusés de complot, crime contre la paix, crime de guerre et crime contre l’humanité.

Certains ont les mains plaquées contre leurs oreilles pour suivre les discours traduits en quatre langues. Quelque 400 journalistes sont venus du monde entier pour assister au procès. Première question des juges : coupable ou non coupable? Le procès sera long, très long. Il durera jusqu’au 1er octobre 1946. Douze leaders nazis seront condamnés à mort et trois acquittés. Pour les autres, les peines d’emprisonnement iront de dix ans à la perpétuité.

Le procès de Nuremberg constitue la première mise en œuvre d’une juridiction pénale internationale. Inaugural, le procès l’a été à plus d’un titre: en créant certes la notion de “crime contre l’humanité”, en associant aux documents écrits des images comme preuves, et en filmant le procès pour le constituer en archive historique. Juger pour l’histoire.

Réalisée par le Mémorial de la Shoah, l’exposition retrace ainsi les différentes étapes du procès, du 14 novembre 1945 au 1er octobre 1946 et s’appuie sur une riche iconographie et de nombreux témoignages. Elle revient sur sa genèse, sur son maître d’oeuvre l’américain Robert Jackson, ancien ministre de justice de Roosevelt, une personnalité charismatique, passe en revue le ministère public, la défense, le choix des documents, des traducteurs, les témoins présentés, les réquisitoires pour aboutir au jugement. Et au delà de Nuremberg, à la Haye.

Entrée libre et gratuite. Horaires d’ouverture: du lundi au samedi de 13h à 18h. Infos au 05.55.74.06.08 et sur museemichelet.brive.fr. Jusqu’au 16 avril 2016.

 

De Nuremberg à la Haye

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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