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Le musée Labenche construit un parcours olfactif

Grâce à des bornes olfactives, les visiteurs pourront découvrir une palette de parfums en rapport avec différentes œuvres présentées à travers les collections. Explication avec Lucie Viret en service civique, porteuse de ce projet qui s’intègre dans la restructuration du musée Labenche.

Brive est “une grande découverte” pour cette étudiante de 23 ans éloignée de ses contrées. Originaire de Savoie, elle termine un Master culture et communication en “médiations, musées et patrimoines” à Avignon. La jeune femme est arrivée dans la cité gaillarde le 2 avril dernier. “En même temps que la mise en place du nouveau confinement.” Pour ne pas se sentir isolée, elle a tout de suite opté pour une collocation lui permettant d’adoucir les six mois à venir.

Ni l’éloignement ni le confinement n’ont altéré l’enthousiasme qu’elle porte à sa mission : “J’ai choisi de candidates pour ce musée car il présente une collection très riche avec un panel très diversifié. Il y a des sculptures, des beaux-arts, des traditions populaires… mais aussi des propositions de médiation très intéressantes comme les visites insolites. C’est un grand musée pour la taille de Brive.”

Dans sa feuille de route, Lucie Viret doit, entre autres, porter au sein de l’équipe ce projet de parcours olfactif. “L’idée est d’installer des bornes olfactives qui feraient écho à des oeuvres et interpelleraient le visiteur sur un détail. Nous avons aussi évoqué la possibilité d’ajouter un élément musical.”

Encore faut-il déterminer quelles œuvres ainsi illustrer, car il n’y a que l’embarras du choix. “Cela peut faire référence à une représentation de nature, à une peinture, à la collection des oiseaux ou des accordéons… Rien n’est arrêté pour l’instant.” L’Odorat, cette imposante tapisserie de Mortlake, ouvre spoliée par les Nazis que la Ville a récemment acquis (lire notre article ici), fera évidemment partie de ce parcours. L’étudiante qui avait auparavant participé à un projet de simulation de parcours muséal sur l’OM dans le vélodrome de Marseille, est ravi de ce projet qu’elle va ainsi pouvoir inclure dans son master. “C’est une excellente mise en pratique qui permet de voir toutes les étapes d’élaboration d’un projet et qui rentre parfaitement dans le champ de ma spécialisation.”

“Nous avions ce projet en tête depuis un an”, précise Solène Jolivet, médiatrice culturelle du musée. “Au départ, nous cherchions à créer un projet pour les scolaires en lien avec le thème des cinq sens. Ce parcours olfactif s’adressera à tout public.” Plusieurs dispositifs déjà employés par d’autres musées, vont être également étudiés.

Il faudra attendre plus d’un an pour voir la réalisation de ce parcours olfactif. Dans le musée actuellement fermé dans le cadre de la lutte contre la Covid 19, les équipes ne chôment pas pour autant. Elles se tiennent prêtes pour une prochaine réouverture et surtout préparent “l’après travaux”. Le musée Labenche fermera pendant un an, en septembre 2021, après les journées du patrimoine et jusqu’aux journées suivantes en 2022.

“Nous allons mener une importante restructuration des espaces d’accueil du public au rez-de-chaussée“, détaille son directeur Vincent Rigau-Jourjon. “La salle d’exposition temporaire permute avec l’accueil actuel. Cela permettra de concevoir un accueil avec une boutique et un accès direct sur l’ascenseur. nous allons transformer également l’atelier de médiation pour en faire une sorte de laboratoire vitré et agrandir la jauge de la salle de conférence, de 50 à 90 places, en la dotant d’un espace catering (restauration traiteur, NDLR). Les jardins vont également être réaménagés dans le cadre d’un chantier école avec le lycée horticole de Brive-Voutezac, en partenariat avec les services municipaux.”

Pendant cette période, les équipes ne resteront pas non plus inactives et proposeront une programmation en dehors de ses murs, intitulé fort justement “Labenche fait le mur”. Dans l’esprit de ce que le musée a mis en place au chevet de la collégiale Saint-Martin avec des panneaux présentant des oeuvres de l’exposition Femme(s), toujours confinée dans la salle temporaire.

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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