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Le mouvement, ce médicament (presque) comme les autres

La Ville poursuit sa politique active en faveur du sport santé et crée, dans le cadre du dispositif “sport sur ordonnance“, une passerelle entre médecins et associations pour accompagner le public à risque dans une reprise d’activité.

Le sédentaire, c’est l’autre. Faux ! Rester assis pendant au moins 8 heures chaque jour fait de nous des sédentaires. 70% d’entre nous le sont. Or les conséquences de cette inactivité sont lourdes. Rien d’irrémédiable cependant puisque se lever ou marcher ne serait-ce que quelques minutes chaque heure diminuerait déjà la mortalité de 30%. Et 30 minutes d’activité régulière par jour augmenteraient encore l’espérance de vie. Si les bonnes résolutions ne suffisent bien souvent pas à rester motiver sur la durée, les politiques publiques de sport santé prennent dorénavant le relais. Pas seulement pas pure philanthropie mais aussi parce que la sédentarité a un coût, estimé par année à 1000 euros par personne, soit 10 milliards pour la France, 80 pour l’UE.

C’est dans ce contexte que la Ville poursuit sa politique active en faveur du sport santé. Elle s’est déjà traduite par :

  • la construction de nombreuses installations pour la pratique d’une soixantaine de disciplines,
  • l’emploi d’une trentaine d’éducateurs territoriaux,
  • l’ouverture d’une vingtaine d’écoles municipales,
  • l’attribution de subventions,
  • le soutien logistique aux 120 associations locales,
  • la présence d’éducateurs territoriaux des activités physiques et sportives, les ETAPS, dans les écoles primaires,
  • le dynamisme du centre médico-sportif qui reçoit près de 700 personnes chaque année, etc.

“Cette politique s’était aussi déjà traduite par la mise en place d’ateliers aquatiques dont ceux pour les personnes atteintes de cancer (aquaparenthèse) ou souffrant de surpoids (aquaformes) ; mais également la création d’espaces forme-santé-fitness à la plaine des jeux des Bouriottes en 2017 et de Tujac en 2018“, rappelle Martin Roy, chef de bassin à la piscine et coordinateur de la passerelle. “Ils sont très fréquentés. Un public varié utilise les vélos, rameurs et autres appareils permettant le renforcement du haut du corps, notamment les coureurs pour s’échauffer ou compléter leur footing”.

Cette année, un nouveau pas est franchi. Suivant l’élan impulsé par le dispositif “sport du ordonnance” qui permet depuis le 1er mars 2017 la prescription d’une activité par le médecin, la Ville a mis en place une “passerelle sport santé” grâce à laquelle, via ses éducateurs sportifs, elle fait le lien entre le médecin et les associations. Ce nouvel outil permet d’accompagner dans une reprise d’activité régulière, adaptée et encadrée les personnes souffrant d’une affection longue durée telle que le diabète, l’hypertension, l’asthme, le cancer, le surpoids ou l’obésité. “Cela représente 17% de la population soit plus de 10 millions de personnes”, note Martin Roy.

Concrètement, comment ça marche ? “Une fois la pratique sportive prescrite sur ordonnance par le médecin traitant, le pratiquant pourra bénéficier d’un bilan de condition physique réalisé par un éducateur sportif municipal spécialement formé auprès de l’association Limousin sport santé associée au dispositif”, résume le coordinateur. Mené au centre médico-sportif, ce rendez-vous gratuit d’1h30 combinant questionnaire référencé et tests physiques, va permettre d’évaluer le niveau de sédentarité du patient et déboucher sur un programme personnalisé de réentraînement via des activités municipales ou dans des clubs partenaires.

Trois rendez-vous de suivi sont prévus à la suite du premier bilan aux 3e, 6e et 12e mois. Les pratiquants sont ensuite invités à prolonger de manière autonome et durable leur activité, “qu’il convient désormais de repenser comme un complément au traitement médicamenteux“, termine Martin Roy.

Infos : 05.55.18.15.90 et sports@brive.fr

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

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