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Le Boxing remonte sur le ring

Boxing club à l'entraînement

Cela fait bien quelques années que le Boxing n’avait organisé un gala. Le 27 mars à 20h, le club briviste fera à nouveau le coup de poing : le ring sera dressé à l’espace des Trois provinces. Au programme, dix combats amateurs et un combat professionnel, rien de moins qu’un quart de finale de tournoi de France. A l’approche de l’événement, visite au gymnase Lachaud où s’entraine l’écurie briviste.

Entraînement au BoxingLes murs sont placardés d’affiches défraîchies, mémoire du club. A chaque séance d’entraînement, c’est toute l’histoire du Boxing qui veille sur les générations suivantes. La salle et les deux rings bruissent de mouvements: au sac, à la corde, face à face, dans le vide… Chacun est concentré sur son exercice. Jeux de jambes, directs, crochets, uppercuts, défense, attaque… les coups s’enchaînent et l’atmosphère transpire de sueurs. A peine une récupération et on s’y remet.

Parmi les licenciés, les prétendants au gala se donnent encore plus à fond. Ils sont tous là ce lundi soir; manque juste à l’appel Sonia Garcia, étudiante à Toulouse qui, en semaine, se prépare de son côté dans la ville rose. Le combat est imminent et pas question de rater une séance. Dans les têtes, le décompte est affiché, faisant monter un peu plus la tension. Il y a ceux qui sont plus qu’impatients d’en découdre et les autres qui commencent sérieusement à angoisser. Alors les coups sont plus nerveux, les frappes appuyées, les visages marqués. La niaque ! Impassible à ce ballet, bien droit dans cette mer de corps en mouvement, l’entraîneur Jean-Paul Crespy veille sur tout ce monde.

Marine Traucou et Léopold Hiron, les deux jeunes amateurs du clubSur le ring, en plein shadow (boxe dans le vide), Marine Traucou, 15 ans. Samedi 27 mars, ce sera son « premier vrai combat ». « Je suis confiante et je compte sur les conseils de mon entraîneur », se rassure-t-elle. En seconde à d’Arsonval, la jeune fille a essayé un peu tous les sports avant de s’adonner il y a deux ans à la boxe. C’est sa première saison amateur: « Je cherchais quelque chose qui me viderait. L’ambiance a été très accueillante et je m’y suis vite prise. Ça me canalise. On travaille la confiance en soi et le respect de l’autre. C’est magique. » Ce qu’elle aime par dessus tout: « donner des coups ». Force est de constater que sur le ring, la lycéenne peut être très, très méchante: « Elle a des fers à repasser dans les poings, elle cogne dur et va surprendre ses adversaires », prédit Jean-Paul Crespy.

Joao Malungo et Ahmed Younsi

Un peu plus loin, Ahmed Younsi, 32 ans, vit son grand retour. « Je l’ai eu à l’école de boxe quand il avait 9 ans, il aurait pu être un Monshipour », regrette l’entraîneur. Le revenant a d’ailleurs été finaliste du championnat de France en 1994 contre Malik Bouziane, rien que ça ! L’enfant prodige a donc retrouvé le chemin du ring cette saison et son « adrénaline » : « La boxe, c’est ma vie. Elle a fait ce que je suis. Sans elle, j’aurais été fichu, elle m’aide à me discipliner. Depuis un an, je me reconstruis, j’ai arrêté de fumer et attaqué une vie saine. » Surtout, Ahmed sait qu’il a gâché son talent et aussi déçu son entraîneur : « D’accord, il y a l’âge, mais j’ai encore 4 ans pour péter et je compte bien les mettre à profit. » Il a un sérieux atout : « je suis gaucher fausse pâte », mais sait aussi qu’il devra se méfier de son arrogance, une arme à double tranchant.

Joao Malungo

Pour Joao Malungo, 24 ans, l’histoire est en train de s’écrire. Voilà 6 ans qu’il s’est mis à boxer « après avoir vu les combats de Mike Tyson ». En 2009, en pré combat, il s’est octroyé le titre champion inter régional et a disputé un quart de finale de championnat de France à Salbris. « C’est mon deuxième combat amateur. Pour le premier, on m’a déclaré battu, mais je sais que j’étais vainqueur… Maintenant, il me tarde le gala. Je ne pense qu’à ça matin midi et soir. On est à la maison, alors l’objectif, c’est vraiment de gagner, pour notre public. »

Au sac Thomas Chanourdie et Ahmed YounsiCertains savent déjà qui sera leur adversaire. « Pour quelques uns, c’est l’occasion d’une revanche« , explique Jean-Paul Crespy. « Le club présente une palette d’âges et de poids. Dans le plateau, il y a beaucoup de débutants, mais talentueux, sérieux à l’entraînement. Je pense que le spectacle sera de qualité », affirme l’entraîneur. « Ils boxent devant leur public et je compte sur leur orgueil. »

Noir et blancLe gala du 27 mars regroupe donc 10 combats amateurs. Les boxeurs qui ont moins de 5 combats à leur actif devront enchaîner 3 rounds de 2 minutes. Pour ceux qui en ont plus, les rounds dureront 3 minutes, avec décision aux points si le combat va jusqu’à son terme. Avec en cerise sur le gâteau, un combat professionnel, un quart de tournoi de France et Mahyar Monshipour sera de la fête pour remettre les récompenses.

Les billets sont en vente à MLK (rue de l’Hôtel de Ville) et au bar Saint-Antoine (route de Toulouse) ou sur place le soir même : 10 euros pour les adultes, 5 euros pour les moins de 12 ans. Infos au 06.13.73.84.48.

Les dix amateurs du Boxing en gala :

  • Léopold Hiron, 14 ans, cadet 2, mi lourd
  • Marine Traucou, 15 ans, junior 1, mi moyen
  • Hosni Issaoui, 20 ans, senior, super léger
  • Clément Bergaud, 18 ans, senior, mi moyen
  • Joao Malungo, 24 ans, senior, mi moyen
  • Joseph Schoenfelder, 19 ans, senior, super mi moyen
  • Thomas Chanourdie, 24 ans, senior, mi lourd
  • Yacine Hamoul, 21 ans, senior, mi lourd
  • Ahmed Younsi, 32 ans, senior, super léger
  • Sonia Garcia, 26 ans, senior, plume

Les amateurs du Boxing en gala (manque Sonia Garcia)

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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