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L'aéroclub redécolle son BIA

Cours théoriques du BIA. Photo aéroclub

L’Aéroclub de Brive propose une nouvelle préparation au Brevet d’initiation aéronautique, avec des heures en vol, qui a déjà séduit 25 lycéens. Des cours pour passionnés qui se révèlent aussi un vrai tremplin pour une carrière.

 

Cours théoriques du BIA. Photo aéroclubLe BIA, c’est un peu l’étrier du cavalier: en clair, il aide bien à se mettre en selle. “C’est un excellent tremplin pour une future carrière aéronautique, que ce soit en tant que pilote de ligne, de chasse, mécanicien navigant, contrôleur, ingénieur dans l’aéronautique, l’aérospatiale…”, détaille Philippe Bavois, président de l’aéroclub. D’abord parce que son obtention permet à un jeune de décrocher par la suite une bourse pour apprendre à piloter, ce qui n’est pas négligeable. “Sa mention dans un CV donne aussi un sérieux avantage dans les dossiers de candidature, à l’ENAC comme chez Airbus, c’est une certitude. Les jeunes y acquièrent de solides connaissances du milieu aéronautique. Ça démontre son appartenance au milieu et sa motivation.” De l’art de se positionner sur une piste de décollage.

Il faut dire que ce diplôme national, gratuit et reconnu comme tel par l’Education, est dispensé sur 60 heures par les aéroclubs ou les établissements scolaires. Il comprend des modules aussi importants les uns que les autres: connaissance des aéronefs, aérodynamique et mécanique de vol, météorologie, réglementation, navigation et sécurité des vols, histoire de l’aéronautique et de l’espace. Pour chacun la note zéro est éliminatoire. Autant dire que l’effort est à la mesure de l’enjeu. “Il faut être passionné”, résume Philippe Bavois.

Le BIA avait pourtant disparu depuis trois ans des écrans radars de l’Aéroclub, “faute d’instructeur et de formateurs dûment qualifiés”, précise le président. L’arrivée d’un nouvel instructeur qui dispense son enseignement en micro entreprise, et la bonne volonté de deux membres du bureau, ont permis de le relancer. Avec en prime une nouvelle formule. “Auparavant, seuls ceux qui avaient obtenu leur diplôme se voyaient en quelque sorte récompensés par un tour de vol. Nous l’avons inclus dans la préparation.” Attention, il ne s’agit pas de cours de pilotage mais bien d’une mise en pratique en vol de ce qui est enseigné en théorie. “Cela leur permet de mieux appréhender des sensations comme le roulis, le tangage, le virage, le lacé…”

Cours théoriques du BIA. Photo aéroclubLa formule est simple: rendez-vous le samedi, le matin pour la théorie au lycée Bossuet qui regroupe la majorité des candidats, et l’après-midi sur le tarmac. “Nous disposons de deux avions avec chacun 3 groupes d’élèves. Nous effectuons un circuit Brive Sarlat Figeac Brive et à chaque posé, un élève passe à côté du pilote. Pour ce supplément, nous demandons aux élèves une contribution financière, avec un tarif préférentiel par le club, le reste étant à la charge des pilotes qui donnent de leur temps et de leur passion. C’est aussi très enrichissant pour eux.”

Cette première fournée comprend 25 élèves, garçons et filles, “beaucoup de 1ère, quelques secondes et terminales”. Tous très “accrochés”. Certains ne veulent pas forcément faire carrière, mais pour tous c’est une passion. Et une belle école de la rigueur qui peut toujours servir. Le président fera bientôt le tour des établissements scolaires afin de recruter la prochaine fournée. “Il en va de la pérennité de l’aéroclub. On ne peut pas espérer l’avenir, si on ne mise pas dans la formation comme le renouveau des membres par des jeunes.” Après avoir traversé une zone de turbulences, l’aéroclub suit une ligne plus assurée: ses effectifs sont en hausse, il dispose de 3 avions dont un de pilotage, son école intègre une dizaine d’élèves, les heures en double commandes ont également doublé et ses heures de vol ont allègrement grimpé de 500 en 2014 à 630 en 2015.

Infos auprès de Philippe Bavois au 06.07.26.55.23.

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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