Chaque année, les refuges recueillent des centaines de chatons qu’ils tentent de sauver et placer à l’adoption. Stériliser son chat, c’est participer à rompre ce cycle de l’abandon des animaux.
« C’est un problème récurrent de salubrité publique, lié à la divagation, au vagabondage des chats et à leur non-stérilisation », constate Marie Findeling, conseillère municipale déléguée à la tranquillité et à la salubrité, qui en appelle ainsi à « la responsabilité des maîtres ou de ceux qui nourrissent des félins abandonnés ».
Rien ne parle mieux qu’un exemple chiffré : en une année, une chatte peut donner naissance à 20 chatons qui se reproduiront à leur tour et, au bout de cinq ans, on arrive à un total de 20 000 chats ! Trop souvent, une portée non désirée est à l’origine de l’abandon de la chatte et des chatons, qui peuvent mourir faute de soins, d’alimentation ou grandir dans de mauvaises conditions, avec le risque d’être potentiellement porteurs de maladies pour leurs autres congénères. Alors même que la faveur des ménages va de plus en plus vers le chat plutôt que le chien.
Le matou est un animal domestique qui ne peut pas être livré à lui-même sans risque pour sa santé comme celle de la collectivité, et la commune n’est pas en mesure de faire face, seule, à la prolifération anarchique d’animaux générant son lot de nuisances. « L’acteur principal, c’est le propriétaire du chat, mâle comme femelle, ou la personne qui le nourrit et qui de fait en devient le gardien », sensibilise la conseillère. « La stérilisation est un réel outil de lutte et de prévention contre les abandons et les atteintes au bien-être animal. » Sans compter, chez la femelle stérilisée, la diminution du risque de tumeurs mammaires.
Infos auprès du service communal d’hygiène au 05.55.24.03.72.
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