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La FSU souhaite “fédérer la lutte” dans l’Education nationale

Les représentants de la FSU de la Corrèze: Béatrice Gauthier, Ben Aboubacar, Jean-Louis Puydebois et Jean-Pierre Durth

“En Corrèze, 18 établissements du second degré sont déjà dans la lutte”, se satisfont les représentants de la FSU 19. Le syndicat entend “fédérer les contestations face à la baisse des moyens imposée aux collèges et aux lycées par l’Etat” et soutient “toutes les formes de luttes”, comme, par exemple les opérations collèges et lycées “morts”.

Ben Aboubacar, co secrétaire départemental de la FSU

Les parents d’élèves et les professeurs du collège Rollinat avaient organisé une opération “collège mort” le 14 février. En ce jour de Saint-Valentin, il s’agissait de déclarer sa flamme à “un service public de l’éducation digne de ce nom”. Les contestataires fustigeaient alors “la suppression probable d’une classe, d’un poste d’enseignant et de 50 heures d’enseignement par semaine.”

Il y a quelques jours, le syndicat FSU prenait la parole pour afficher son soutien “à toutes les formes de contestations menées par le personnel enseignant et les parents d’élèves avec le soutien d’élus”. Les responsables départementaux de la FSU approuvent “les luttes menées dans 18 établissements du département, comme à Rollinat et d’Arsonval à Brive”, mais entend “fédérer pour lutter plus efficacement contre les décisions venues du ministère de l’Education nationale et relayées par le rectorat.”

En cause, la baisse des dotations aux établissements qui, selon la FSU, aura “de lourdes conséquences comme la fin de certains enseignements – l’allemand par exemple ne serait plus enseigné à la rentrée prochaine à Larche et Objat -, la disparition de postes d’enseignants, la difficulté encore accrue de remplacer les absences, la baisse des heures de soutien aux élèves en difficultés ou encore la menace sur l’existence des sections sportives et de l’enseignement de la natation aux élèves de 6e”.

Jean-Louis Puydebois, co secrétaire départemental de la FSU“On voit de plus en plus de proviseurs et de principaux afficher un esprit citoyen”, se félicite Jean-Louis Puydebois, co-secrétaire départemental de la FSU. “Ils ont la tête entre le marteau et l’enclume mais, malgré tout, quelques-uns ont le courage de s’opposer aux décisions du rectorat en ne se rendant plus aux réunions institutionnelles ou en ne faisant plus remonter les infos. Même s’ils ne peuvent pas voter contre les dotations, leur opposition est une nouveauté. C’est énorme de voir des chefs d’établissement agir ainsi!

Si, au cœur des conseils d’administrations, la lutte est avant tout symbolique (comme lorsque le personnel enseignant du lycée d’Arsonval décide de démissionner en bloc), la contestation devrait prendre une forme plus visible dès la rentrée du 7 mars. Par exemple, une opération “établissement mort” va être mise en place ce jour là à d’Arsonval. Suivra, le 19 mars, une journée nationale de contestation face “à la dégradation du service public de l’Education”. La Corrèze enverra une quarantaine de personnes à la manifestation parisienne, et la contestation aura également une déclinaison locale.

Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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