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Jusqu’au bout de l’effort

© PBAC

À Brive, Ascension rime avec 24h pédestres. L’épreuve, organisée par le PBAC au parc de la Guierle, renoue cette année avec le championnat de France open. Le 6e à son actif. Venez encourager à partir de 10h demain jeudi et vendredi les concurrents. De jour comme de nuit, ils en auront bien besoin et l’ambiance est super.

Les  26 et 27 mai, Brive accueille à nouveau le championnat de France dans cette discipline, il faut bien l’avouer, singulière. Voilà deux ans que l’évènement n’avait pu avoir lieu. Départ donné jeudi à 10h. Il s’agit de courir, marcher, bref aller toujours plus avant, pendant 24 heures non-stop, sur un circuit en boucle de 1,2 km, en minimisant ses temps de pauses pour dormir, se ravitailler, se faire masser… Le record du monde avoisine les 300 km côté masculin et les 250 côté féminin ! Évidemment, il faut être affûté.

L’épreuve briviste, qui s’adresse au petit monde de l’ultrafond (au-delà des sacro-saints 42,195 km du marathon), n’a nul besoin de réclame pour remplir son carnet : « C’est l’une des plus prisées, alors lorsqu’en plus il y a un enjeu national… », reconnaît Florence Diemont, la toute nouvelle présidente du PBAC, première femme à la tête du club. « C’est le seul en France dans un parc et en centre-ville, les autres se déroulent en stade ou en périphérie dans des zones. »

Mais c’est surtout le savoir-faire, l’accueil et la convivialité que plébiscitent les participants. Il faut dire que l’évènement mobilise une centaine de bénévoles, ainsi qu’une équipe plurimédicale, tous aux petits soins pour soutenir les concurrents jusqu’au bout de la nuit et d’un lendemain qui déchante par instants.

« L’ambiance est extraordinaire et ça crée une belle cohésion, je suis tout de suite tombée sous le charme des 24h de Brive. J’ai commencé à la buvette, je devais y faire un passage juste pour porter les petits déjeuners et je suis restée. La fois suivante, j’étais aux dossards, celle d’après dans la recherche de partenaires, ensuite j’ai mis un pied dans le bureau et au final, je connais toutes les facettes. »

L’épreuve est enfin de retour, qui plus est avec un enjeu national, le club est coutumier. « Il y aura deux courses en une, avec des participants venant même de l’étranger. Pour le seul championnat de France, nous attendons jusqu’à 170 coureurs, forcément les meilleurs. » La course open est également « pimentée » par un classement Nouvelle-Aquitaine. « Au total, nous ne pouvons aller au-delà des 240 inscrits, dont 20 à 22 % de féminines. »

Bien que pratiquante, la présidente ne s’est jamais alignée sur une telle distance. « À chaque fois que je prépare un marathon, je me blesse. J’ai un petit potentiel, plaisante la présidente. Mais je reste admirative, ça demande un physique, une préparation, un mental hors norme, ça me paraît inatteignable. »

Catherine Tuesta, elle, fait partie de la poignée de licenciés du club qui prendra le départ. Pour la cinquième fois, toujours à Brive – « je veux du plat » –, et à l’écouter, la discipline serait accessible à tous : « C’est 90 % de mental et 10 % de physique. Ça reste du loisir, je me fixe sur l’endurance. »

Mais à quoi pense-t-elle tout du long ? « Moi, ça me vide la tête, je pense à tout, à rien, à l’après. Il y a un côté magique à courir la nuit. Le plus dur, c’est de 22h à minuit. C’est l’ambiance aussi qui motive, le public qui encourage. » Et à la fin ? « On pleure, les nerfs lâchent, c’est la joie d’avoir réussi, de s’être dépassé. On apprend beaucoup sur soi. » Pas facile de cerner ce qui motive ces hommes comme ces femmes engagés dans un tel défi. « Il faut venir les soutenir, de jour comme de nuit, et partager une ambiance unique », invite la présidente.

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

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