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Hôpital de Brive : les soignants « tiennent le coup mais ils ont besoin de repos »

Photo Cyril Granet

 

Si l’hôpital de Brive n’a pas connu d’ascension exponentielle du Covid-19, il n’en reste pas moins qu’il fait face à un nombre constant d’admissions qui y sont liées. « Les personnels sont très engagés. Ils tiennent le coup », a salué hier le docteur Berges, médecin du travail au sein du centre hospitalier. Dans la perspective d’une reprise progressive des interventions classiques, il faudra nécessairement tenir compte de cette usure.

C’est ce qu’a également souligné son confrère, Grégoire Lambert de Cursay, chef du pôle de médecine, lors de la visioconférence sur la gestion de l’épidémie par l’hôpital (lire L’hôpital de Brive se prépare à une reprise progressive des interventions).  « Les personnels sont usés par cette procédure exceptionnelle et doivent récupérer de leur efforts. » Cette visioconférence a également permis de faire un point chiffré sur l’impact du virus au sein du personnel hospitalier. Aucun des agents n’a présenté de formes graves de la maladie. « Ce sont des formes mineures et modérées avec aucune hospitalisation », assure le docteur Berges qui suit les services ainsi que l’Ehpad du Pays de Brive soit environ 2500 personnes. Dès le début du confinement, 35 d’entre elles considérées comme fragiles face au Covid-19 (il s’agit de 12 aides soignantes et 9 infirmières) ont d’emblée été maintenues à domicile.

En première ligne, les personnels soignants sont de fait davantage exposés à une éventuelle contagion. Jusqu’à aujourd’hui, « 273 dépistages ont été effectués sur le personnel: 32 ont été positifs dont 27 femmes et 5 hommes avec une moyenne d’âge de 41 ans. » Le médecin a détaillé les 32 cas: 20 sont des personnels soignants, soit 11 infirmières et 9 aides-soignantes. Onze ont déjà repris le travail après une quinzaine de jours d’arrêt de travail.

C’est le service oncologie qui a été le plus frappé par l’épidémie, au point qu’il a d’ailleurs fallu suspendre temporairement son activité. « Pour les autres, les chiffres sont faibles, même pour des services dédiés Covid-19. il n’y a eu qu’un seul cas au tout début. » Le docteur Lambert de Cursay souligne l’effet des précautions prises en interne.

Le médecin du travail note surtout le « remarquable engagement de l’ensemble des personnels pour assurer la continuité du service ». Que ce soit ceux dans les services en première ligne comme les autres qui ont du s’adapter à une réorganisation complète. « L’état psychologique et sanitaire est plutôt rassurant. Ils tiennent le coup mais ils ont besoin de repos. »

 

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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