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Heureux Guillaume Sire !

Hier soir, il recevait le Prix Chadourne et cet après-midi celui des lecteurs de la Ville de Brive. Deux distinctions en un seul week-end de Foire du livre… du pas banal ! De quoi rendre d’autant plus heureux l’auteur d’Avant la longue flamme rouge. Il explique pourquoi.

Repéré en 2007 par Denis Tillinac pour son premier roman Les Confessions d’un funambule, Guillaume Sire, également poète et essayiste, a vu son quatrième roman moult fois sélectionné et auréolé de prix : Orange, du Roman historique des Rendez-vous de l’Histoire de Blois, du Roman Coiffard, du Cercle littéraire Novotel Château de Maffliers. Hier soir encore, il recevait à Saint Libéral le Prix Chadourne décerné par l’association briviste du même nom pour son regard sur le monde. Et cet après-midi celui des lecteurs de la Ville de Brive. « Deux prix au cours du même week-end de la Foire du livre, je pense que ça ne s’est jamais vu », relève l’adjoint à la Culture Philippe Lescure.

« Ce prix qui en est à sa 15e édition est décerné par un jury d’une vingtaine de lecteurs sur une sélection d’une dizaine d’ouvrages proposée par une équipe de bibliothécaires », a expliqué Claire Boyer, directrice du réseau lecteur publique de la Ville.

« C’est un prix qui me touche infiniment pour mille raisons », a répondu le lauréat, pas le moins blasé, en se limitant heureusement aux deux principales. « D’abord parce que c’est un prix des lecteurs et qu’on écrit pour des lecteurs. J’y pense sans cesse lorsque j’écris, l’art est quelque chose qui est adressé. Et la deuxième, parce que c’est ici, à Brive, et pas à Saint-Germain des Près, dans une manifestation littéraire qui a su s’imposer. Rien que le mot « foire » décrit le dynamisme et c’est ce rapport que j’ai avec la littérature. »

Un rapport qui se retrouve dans son roman. « Mon héros a comme moi un royaume intérieur nourri par les lectures, peuplé de sensations, de figures, d’ambiances qui appartiennent aux livres davantage qu’à la réalité. Ce que Saravouth, mon personnage, appelle « l’empire extérieur », un monde lié au mystère qui nous entoure. Je voulais trouver une manière engagée, non pas psychologique, clinique de montrer ce royaume intérieur. Le langage est ce qui nous connecte au réel et le fait exister. Et en même temps ce qui nous sépare car le langage reste toujours approximatif. »

 

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Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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