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François Lacassagne à un mois de l’Etoile d’Atacama

François Lacassagne à l'entraînement

Le 26 février prochain, dans un mois exactement, le coureur briviste partira pour l’Etoile d’Atacama, un raid nature au Chili qui se déroulera du 2 au 11 mars. Un désert toujours et encore pour cet habitué des horizons infinis, mais pour la première fois en altitude, jusqu’à 4.300m au dessus du niveau de la mer. Ils seront une petite vingtaine, triés sur le volet, à se confronter au manque d’oxygène et aux conditions extrêmes. François Lacassagne nous parle de ce nouveau défi et de son objectif: “finir dans les 3 premiers”.

François LacassagneA 46 ans, ce sera son quatrième grand désert après le Sahara en 1998, le Hoggar en 2002 et le Wadirum en 2009. Sauf que, cette fois, le Briviste s’aventure en terrain inconnu: celui de la course en altitude. “Et en pays froid”, précise-t-il. “C’est de plus en plus difficile, pour des raisons de sécurité, d’aller courir en Afrique, d’ailleurs les principaux raids que j’ai réalisé n’existent plus aujourd’hui, à part le marathon des sables bien sûr, mais c’est une grosse structure. Et puis j’avais envie d’ailleurs.”

Cet ailleurs, ce sera donc le Chili avec une course des plus éprouvantes: l’Etoile d’Atacama organisée pour la troisième édition par NED, Nature extrême développement, l’intitulé en dit déjà long sur le programme. Au final, une distance de 280km en 8 étapes d’environ 50km, des températures qui oscillent brutalement entre les 0 et négatifs la nuit et les 30 à 45 degrés le jour. Bonjour l’effort! “C’est vraiment une première”, confirme François. “Il a fallu que je change mon profil d’entraînement. Christian Mallet m’a fait travailler sur des séances plus longues, avec beaucoup de côtes et d’escaliers pour me renforcer musculairement. Ça grimpe pas mal, alors j’ai du m’habituer à courir avec des bâtons pour apprendre à m’économiser. Il parait qu’ils seront utiles sur une étape très escarpée. Et nous avons utiliser des subterfuges pour simuler l’effort en altitude: j’ai couru avec des poids, avec le nez bouché pour réduire l’arrivée d’oxygène.” Un entrainement quotidien qui lui fait avaler de 100 à 120km dans la semaine.

François LacassagneLe Briviste est également parti s’entrainer en montagne pendant ses vacances, du côté de la Savoie entre 2.000 et 2.500m d’altitude. “C’est vrai que les premiers temps, j’avais le souffle plus court, mais au bout du 3e ou 4e jour on s’habitue. Depuis un mois et demi, François s’enfuit le week-end au Mont Dore pour grimper jusqu’à 1.600m. “Ça me permet d’avoir déjà un pallier.” De ce côté-là, François Lacassagne est plutôt serein: “Il n’y a quasiment que des Européens, on sera donc tous logés à la même enseigne. On va tous être parachutés directement à 3.000m, donc il y aura une première étape de 15km pour pouvoir s’acclimater. Pour avoir discuter avec des spécialistes, je sais qu’il va falloir que je sois à l’écoute de mon corps et ne pas me lancer dans la vitesse dès le début.”

François se prépare au rendez-vous depuis neuf mois, presque une gestation. Inutile de dire que dans cette dernière ligne droite, le Briviste est très impatient, tendu dans les starting-blocks. Surtout, il a hâte de se confronter avec de nouveaux horizons. François Lacassagne“C’est un paysage lunaire, caillouteux et aride où il ne pleut que 3 jours par an. A 80%, ce sera du désert, de la piste avec 2 belles étapes de sable.” Cette année, François a même suivi les retransmissions du Dakar qui ne passait pas loin de là, histoire de capter peut-être des images de cet ailleurs.

“Je me sens bien, je suis fin prêt et maintenant il me tarde. Ce n’est pas tant l’altitude que je redoute, je crains vraiment le froid. Je ne sais pas comment mon corps va réagir. J’ai peur que le froid m’empêche la nuit de dormir et de bien récupérer. Je me suis équipé d’un duvet d’expédition extrême et je dormirai bien habillé, avec les gants et les chaussettes.”

Ils ne seront que 21 dans la course, sélectionnés sur dossier parmi une cinquantaine de candidats. Et notre Briviste, au vu de son palmarès, serait même dans les favoris. “Mon objectif est de finir dans les 3 premiers, ne serait-ce que pour remercier mes sponsors brivistes et ceux qui m’ont encouragé. Ce qui ne l’empêchera pas d’apprécier les paysages d’une beauté extraordinaire. “C’est la rencontre avec une autre culture, d’autres populations.”

François va donc porter bien loin les couleurs du CAB course sur route et a prévu une fois arrivé à Santiago de donner de ses nouvelles par internet. En attendant son départ, si vous voulez le soutenir, vous pouvez lui laisser un message sur sa boîte mail: francoislacassagne@yahoo.fr.

François Lacassagne à l'entrainement

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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