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En 2019, tous les emballages passent au jaune

Dès le 1er janvier, vous pourrez déposer tous les emballages sans exception, même plastiques, dans votre contenant jaune. Et apporter tout ce qui est papier dans les bornes bleues. Fini le casse-tête du tri.

Les débuts d’année sont toujours l’occasion de prendre de bonnes résolutions, en voilà une pour la planète. Le Sirtom de la région de Brive fait progresser le recyclage et étend les consignes de tri à l’ensemble des emballages plastiques qui seront ainsi récupérés pour être recyclés.

Jusqu’à présent, seuls les bouteilles et flacons en plastique pouvaient être déposés dans les contenants de tri aux côtés des emballages en métal, papier et carton. Faute de savoir comment recycler les autres, nous devions les jeter avec les ordures ménagères. Or ces emballages sont malheureusement de plus en plus nombreux. Tous les acteurs de la chaine de traitement des déchets, du ramassage au recyclage, ont travaillé ensemble afin de tester des méthodes, moderniser les centres de tri et trouver des débouchés pour ce plastique recyclé.

Désormais, vous n’avez plus à vous poser la question : vous pouvez aussi mettre tout emballage plastique dans votre contenant jaune (bac ou sac), que ce soit le pot de yaourt, le sachet de chips, les blisters, la boîte d’œufs… Tout emballage, on vous dit et pas besoin de les laver, il suffit juste de bien les vider. Déposez-les en vrac, sans les imbriquer. Par contre vous pouvez aplatir bouteilles et briques.

Ce changement va évidemment générer une quantité supplémentaire dans les contenants de tri jaunes : “20 à 30% de volume en plus, ce qui représente environ 6 kilos par an et par habitant“, estime le Sirtom. Pour libérer de l’espace pour ces nouveaux emballages et maintenir la qualité de tous les papiers et éviter qu’ils ne soient trop souillés, le Sirtom préconise de les déposer dans les bornes de tri bleues qui sont en cours de déploiement à côté des récupérateurs de verre. Une centaine ont déjà été installées. Papiers, journaux, magazines, livres seront ensuite directement acheminés chez les papetiers afin d’être revalorisés.

“Ensemble faisons plus pour jeter moins”, est le slogan affiché par le Sirtom. Entendez par là « jetez moins dans les ordures ménagères ». Actuellement, chaque habitant en génère 202 kilos par an. “Nous étions à 300 kilos en 2010. Notre but est de réduire à 150 kilos par an et par habitant en 2025”, vise Yves Laporte, le président du Sirtom. Chaque année, plus d’un million de tonnes d’emballages ne sont pas recyclées car elles ne sont pas triées.

C’est un enjeu de société : recycler participe à limiter la pollution et à lutter contre le changement climatique. Chacun à son échelle. L’idée est de trier au maximum pour revaloriser. À commencer aussi par éviter de produire du déchet, par exemple en faisant ses courses avec des emballages réutilisables, en troquant ou donnant plutôt que de jeter… Le Sirtom a d’ailleurs publié “Mon guide du zéro déchet” qui sera distribué dans les boîtes aux lettres pour vous accompagner dans cette démarche. Vous y trouverez des conseils pour réduire le gaspillage alimentaire, accommoder les restes, fabriquer des produits ménagers…

Trier les déchets permet de réduire le volume des ordures ménagères qui sont envoyées à l’incinération. Un geste qui limite la pollution et participe à lutter contre le changement climatique. Mais il y a aussi un intérêt financier à la clé. Notamment à bien trier et déposer les emballages dans les contenants jaunes et les papiers dans les bornes bleues. “La collecte des contenants jaunes est acheminée au centre de tri du Lot et chaque tonne triée nous coûte 226 euros. Alors que tout ce qui est dans les bornes bleues est directement acheminé vers les papeteries pour être recyclé. Non seulement, c’est une économie en terme de coût du tri, mais c’est aussi une recette directe d’environ 50 euros la tonne”, quantifie le président du Sirtom Yves Laporte. “Ces économies et ces recettes nous permettent de stabiliser notre budget et d’éviter de répercuter les augmentations de coûts de carburants ou de matériels sur la taxe de ramassage des ordures ménagères versée par les habitants.”

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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