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Échanges et mélanges au cœur de l'atelier de danse urbaine

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Riche de 15 danseurs forts de leurs différences, l’atelier de danse urbaine mêlant contemporain et hip-hop, vivait ce week-end sa dernière répétition dans le gymnase du lycée d’Arsonval. De leur travail est née “Déambulles”, une manifestation dansée, qu’à l’occasion de Danse en Mai, ils dévoileront en avant-première à Ayen le samedi 23 mai, puis à Brive le samedi 30, jour dédié à la fête de la danse.

Danse urbaine2“C’est vachement bien! Vous avez le feeling. Resserrez-vous plus encore pour bien sentir l’énergie”, conseille la danseuse Fanny Aguado qui a rejoint Muriel Corbel, artiste associée aux Treize arches, pour orchestrer la manifestation dansée qui, le 30 mai, prolongera les scènes ouvertes (entre 11h30 et 17h), précèdera la “Flash Good” (nous vous en avons parlé dans cet article) et introduira Around, à 19h au Civoire: une performance chorégraphique pour huit danseurs de la compagnie Tango Sumo, conclusion de Danse en Mai cette année.

Muriel Corbel et Fanny AguadoBaptisé Déambulles, ce rendez-vous porté sur la mixité sociale se veut fédérateur. Rassembler les personnes, les origines, les générations et les pratiques, tel est l’enjeu du projet qui réunit 15 danseurs (la plus jeune a 15 ans, les plus âgées une quarantaine d’années) aux parcours artistiques variés: “certains sont autodidactes, d’autres n’ont même jamais dansé”.

Ainsi, ce qui a compté au moins autant que la technique au moment de l’audition qui a réuni quelque 40 amateurs en octobre, c’est “la personnalité, la motivation et l’ouverture de chacun”, expliquent Muriel Corbel et Fanny Aguado, car le mélange hip-hop / contemporain était une des figures imposées du projet. Une combinaison qui aurait pu ne pas aller de soi. “L’idée était de casser l’image du hip-hop dans l’esprit de ceux qui pratiquaient le contemporain et vice versa.” L’expérience de Muriel Corbel qui a travaillé auprès de Philippe Découflé “la dissociation des volumes”, l’habitude de Fanny Aguado de faire valser les barrières entre les genres et l’osmose née dans le groupe ont permis aux deux genres de se fondre naturellement l’un dans l’autre.

Danse urbaine3“C’est une super expérience “, s’enthousiasme Muriel Corbel, rendant grâce à “ce très bon groupe” qui n’a pas lésiné sur le travail. En plus des 7 week-ends de 8 heures de danse, ces amateurs ont réussi à se dégager des créneaux supplémentaires pour répéter ensemble. “Dans un monde marqué par le repli sur soi, la danse a le pouvoir de rassembler les gens“, pointe Fanny Aguado. “Elle permet de libérer la parole, celle du corps”. Et toutes deux de poursuivre: “C’est une manifestation, dansée certes, mais elle est pour les danseurs l’occasion de transmettre ce qu’ils ont sur le cœur”; et, pour les spectateurs, elles l’espèrent, d’entrer dans la danse.

Retrouver le programme complet de cette journée du 30 mai dédiée de 11h30 à 20h à la fête de la danse ainsi que tous les rendez-vous programmés dans le cadre de Danse en Mai sur le site des Treize arches.

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Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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