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Deux concerts brivistes pour le Festival de la Vézère

Le Festival de la Vézère ouvre sa saison estivale à Brive. Deux lieux, deux concerts, deux horizons musicaux, mais une même passion de réinventer l’écoute. Rendez-vous ce jeudi 5 juillet à 20h à l’Espace des Trois Provinces pour La Fête du violon avec le charismatique Nemanja Radulov et Les Trilles du diable puis la semaine suivante jeudi 12 juillet à 20h30 au Théâtre municipal avec un concert théâtralisé joué à quatre mains par un pianiste et un ombromane. Et il reste des places.

Jeans moulants, bottes de moto, tenues gothiques, une silhouette longiligne surmontée d’une crinière de baba, cheveux longs bouclés. Le look de Nemanja Radulovic ne passe assurément pas inaperçu. “Il ne faut pas avoir peur de ce que l’on est”, sourit ce violoniste franco-serbe de 33 ans. Nemanja Radulovic est la la preuve vivante que l’on peut être un rockeur quand on fait du classique. Il a d’abord été un enfant prodige, un Serbe déraciné multipliant les tournées pour fuir la guerre civile d’un pays qui l’encense aujourd’hui. Pour son premier concours international, à Stresa en Italie, il a neuf ans et c’est la première fois qu’il joue du Paganini. À 14 ans, il s’installe avec sa famille à Paris. Il s’est désormais produit partout dans le monde, dans les salles les plus prestigieuses, avec des orchestres de premier plan. Quel que soit l’endroit où il joue, la mission qu’il se donne reste la même : faire découvrir la musique classique à un public jeune et nouveau. Talentueux, assurément. D’une fougue de cheval sauvage, il arpente les œuvres d’un œil rieur pour imposer ses arrangements. Avec son charme irrésistible et sa technique époustouflante, ce surdoué bouscule les codes. Pour preuve ce jeudi 5 juillet avec Les Trilles du diable (2 violons, un alto, un violoncelle et une contrebasse) et un programme tout aussi infernal: Paganini, Mozart, Bach, Williams (La liste de Schindler), Sarasate… Durée: 1 heure 30 avec entracte. Tarifs: de 15 à 35 euros et plusieurs possibilités d’abonnements. À noter: Nemanja Radulovic vient de sortir un nouvel album Tchaikovsky.

Registre plus intimiste jeudi 12 juillet avec Les Ombres errantes. “C’est un spectacle grand public et familial qui permet de découvrir la musique classique par un biais original“, explique la déléguée générale Céline Boudy. Il s’agit d’une “partition à quatre mains” qui mêle la musique de François Couperin, maître incontesté du baroque à la française, interprétée au piano par le pianiste virtuose Iddo Bar-Shaï et les ombres façonnées en direct par l’ombromane Philippe Beau, magicien de la lumière qui a mis son talent au service du Cirque du Soleil tout autant qu’au Crazy Horse. Les deux artistes ont travaillé plusieurs mois sous la houlette de la metteuse en scène suisse Chine Curchod qui a su créer une scénographie mariant à merveille ces deux arts. Une osmose parfaite entre les deux artistes, qui n’avait jamais travaillé ensemble avant ce projet. Le spectacle est accessible à tous, amateurs éclairés ou néophytes curieux, et surtout aux enfants à partir de 8 ans qui pourront ainsi découvrir la musique autrement. Pianissimo! Durée: 1 heure 15 sans entracte. Tarifs: 15 et 28 euros et plusieurs possibilités d’abonnements. À noter aussi à 15h un atelier d’ombres pour les enfants de 8 à 12 ans. Il sera animé par Philippe Beau lui-même dans la petite salle du théâtre. Attention, le nombre de places est limité. Inscription préalable de 5 euros.

Infos au 05.55.23.25.09 et sur festival-vezere.com.

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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