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De nouvelles destinations pour l’aéroport de Brive

Paris, Porto, Londres, Ajaccio, Nice, les Pays-bas, avion-taxi, implantation d’entreprises… L’horizon s’éclaircit pour l’aéroport Brive Vallée de la Dordogne. On vous détaille tout avec son président Julien Bounie qui a pris les commandes en octobre dernier.

Brive-Paris

Avec les turbulences générées par la pandémie, l’aéroport Brive Vallée de la Dordogne n’assure actuellement qu’une liaison « dégradée » vers la capitale: trois jours par semaine (lundi, mercredi et vendredi) et sur deux rotations au lieu de trois, celle de la mi-journée ayant été suspendue. Un aller-retour est également proposé le dimanche. « À partir du 29 mars, nous devrions reprendre tous les jours sur deux rotations du lundi au vendredi, et celle du dimanche« , annonce Julien Bounie qui négocie d’ailleurs avec Air France l’exploitation de cette Obligation de service public (OSP) prenant fin le 5 janvier 2022. « Le cahier des charges va sortir en mai, les offres pourront être déposé en juillet et le choix sera fait en septembre-octobre. »

L’année 2020 a certes était difficile pour le trafic aérien: « Nous avons comptabilisé 26.000 passagers contre 98.000 en 2019. L’année avait pourtant démarré à un bon rythme pour la ligne Brive-Paris et sans la pandémie, nous aurions certainement dépassé les 100.000 passagers. » Mais la Covid est passée par là, mettant un arrêt net aux ambitions.

Le ballet des avions est loin d’avoir repris sa fréquentation de croisière. « Cette liaison dans la journée est indispensable au développement économique de notre territoire. » Le président mesure d’ailleurs l’amélioration apportée à cette ligne: « On a beaucoup entendu parler de dysfonctionnements, mais depuis qu’Amelia opérant pour Air France a repris la liaison en juillet dernier, il n’y a eu qu’un seul vol annulé. L’avion a toujours décollé à l’heure, il n’y a eu aucun retard et même plutôt de l’avance dans le sens retour. » Le président abat trois atouts: « confiance, ponctualité et confort ». La liaison est en effet désormais assurée non plus par un avion à turbopropulseurs mais par un jet ERJ 145 qui offre entre autres un meilleur confort sonore pour les passagers.

Porto, Londres, Ajaccio et Nice

L’aéroport est suspendu à l’évolution de la situation sanitaire, ce qui ne l’empêche pas de se préparer à « remettre les gaz ». Avec notamment la reprise des vols réguliers vers Porto et Londres Standed assurés par Ryanair: le 3 mai pour Porto avec deux allers-retours par semaine, les lundi et vendredi, et à partir du 2 juin pour Londres-Standed avec également deux allers-retours par semaine, les mercredi et samedi. Les réservations sont d’ores et déjà ouvertes. Doivent s’ajouter pour l’été deux destinations saisonnières. La première vers Ajaccio avec un aller-retour le samedi. L’autre vers Nice. En vol direct. « Ce serait une rotation le samedi avec un départ à 11h45 et un retour en partant à 18h de Nice. »

Vers les Pays-Bas et la Belgique

La reprise est certes compliquée, mais pour le président l’avenir est dans la diversification des destinations. D’où des négociations actuelles pour ouvrir à l’horizon 2022 une ligne pérenne vers les Pays-Bas et la Belgique. « L’idée est d’attirer les Hollandais et les Belges. Il y a une réelle demande et c’est aussi une question économique: des chefs d’entreprise veulent se développer dans ses pays. C’est pour nous un objectif prioritaire et cohérent. Au delà de l’aspect touristique, au carrefour du Lot, de la Dordogne et de la Corrèze, cet aéroport est vraiment un aéroport d’aménagement du territoire. Il a une réelle utilité. »

L’implantation d’entreprises

Également en charge du développement économique exogène pour l’Agglomération de Brive, Julien Bounie a également un grand projet plus immédiat: « relancer les zones d’activités de l’aéroport ». Onze hectares de réserve pourraient accueillir des entreprises dans le domaine aéronautique, de l’aviation d’affaires ou du cargo. « Nous travaillons sur trois projets pour les premiers 5 hectares », glisse le président qui ne souhaite pas pour l’instant en dévoiler davantage. L’Agglo de Brive est également propriétaire d’une zone à l’entrée de l’aéroport. « Une zone stratégique qui offre un potentiel multimodal avec l’autoroute à 1,5km. »

Avion taxi

Depuis septembre dernier, la société Sky4U (prononcez « sky for you ») propose aux chefs d’entreprise comme aux particuliers de rallier la destination de leur choix. La société est basée à Aurillac. Son avion, un Cessna P210 de 6 places, vous emmène en France et à l’étranger dans un rayon de 2.000km, sept jours sur sept. Il peut transporter aussi bien des passagers que du fret urgent. « C’est un moyen de transport flexible. L’avion vient vous chercher et il peut se poser partout, aussi bien sur des gros tarmacs que sur des petits en herbe. Les formalités de douane et de sécurité sont plus rapides et nous lui mettons à disposition un salon VIP que nous avons réaménagé. L’heure de vol revient à 550 euros, mais il faut rapporter le prix du billet au nombre de passagers. L’avion-taxi offre un gain de temps et d’argent », explique Julien Bounie qui voudrait voir se développer l’aviation d’affaires. « C’est un premier. L’objectif serait d’avoir un avion-taxi basé ici. » Ce service devrait intéresser notamment les chefs d’entreprise, mais pas seulement. Lignes régulières ou saisonnières, vols charters, avion-taxi, aviation d’affaires, sans oublier la quarantaine d’avions privés basés sur le tarmac… « On veut que les gens du territoire s’approprie l’aéroport ». Le plan de vol est tracé.

Un site à consulter: aeroport-brive-vallee-dordogne.fr.

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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