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De Brive à la stratosphère

intro ballon

Moment fort ce matin au stade Lapeyre pour 2 classes de CM2, l’une de Jules Ferry, l’autre de Louis Pons. Après des mois de travail et d’implication, avec leurs enseignants, les jeunes ont pu lancer un ballon stratosphérique dans les airs. A la clef, des expériences en altitude qui permettront peut-être d’apporter des réponses aux questions formulées par les élèves sur ce qui se passe, tout là-haut, au-dessus de nos têtes.

ballon tenu11h15. Après un compte à rebours égrainé en chœur, les élèves ont pu voir et applaudir au décollage de ce gros ballon blanc qu’ils attendent depuis plusieurs mois. Un ballon qu’il a fallu gonfler à l’hélium et auquel a été suspendu ce que l’on appelle une chaîne de vol avec à son extrémité, une nacelle embarquant différents instruments qui vont permettre de relever des données.

Suivi par l’association Planètes sciences et accepté par le CNES, le Centre national d’études spatiales, ce projet a été travaillé en classe, avec le concours au côté des professeurs, mains sur le ballonplusieurs fois dans l’année, d’un animateur bénévole pour suivre l’avancée des travaux et donner quelques pistes de recherche. C’est le CNES qui a fourni le ballon, de type météorologique, et la chaîne d’envol. Le reste, et notamment la nacelle et son contenu, a été concocté par les enfants, élèves de messieurs Eymard et Somdecoste..

Ce vol doit permettre de répondre aux questions que ces jeunes se posaient avant l’envoi sur ce qui se passe là-haut, à quelque 30.000 mètres d’altitude. Il fallait donc créer des expériences et pouvoir les embarquer. materiel embarqueLes interrogations sont variées. Quelle est la couleur de la stratosphère? Y a t-il du bruit dans l’espace? La terre est elle bien ronde? Quels sont les changements de pression avec l’altitude? Des graines de radis poussent-elles de la même manière sur terre qu’à 30 km de haut? Autant de questions pour lesquelles, en classe, les élèves ont du réfléchir au meilleur moyen de trouver une réponse.

Pour cela, en plus des graines de radis graines et cameraplacées dans des tubes à essai, la nacelle a embarqué un dictaphone, 2 appareils photo et une caméra. Tout un équipement qui, après une ascension de 2 heures environ a pris le chemin du retour. 2 heures de montée, pour une heure environ de descente sous parachute. La nacelle, d’après les prévisions, devait retrouver la terre ferme entre Cahors et Souillac. C’est dans ces parages que, grâce à un GPS, elle sera récupérée par les enseignants. Les différentes données recueillies seront ensuite extraites et serviront de base de travail aux élèves jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

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