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Dans les coulisses de Brive Festival

J-2. Le Lovely Festival a pris ses marques au Parc des Trois Provinces. Sur 4 hectares: six terrains de rugby ! On a fait la visite au cœur de cette fourmilière et on vous dévoile quelques unes des nouveautés prévues pour les 20 ans. On vous donne aussi de précieux conseils.

À commencer par bien préparer votre venue ce jeudi qui sera de grand affluence avec Sting programmé dès cette première journée. Heureux les détenteurs d’un billet. Le concert est complet, des places ont été débloquées et très vite vendues. On attend 15.000 festivaliers! “Ça va être très serré”, annonce le directeur Stéphane Canarias. “On a prévu ce qu’il faut pour le confort des festivaliers: on a doublé les toilettes, on a augmenté le nombre de bars, de food trucks, les zones chil (chiliennes pour se reposer, NDLR)…”

Inutile de vous dire qu’il y aura la queue sur place pour retirer une carte cashless, unique moyen de paiement sur tout le Festival. Alors prenez les devants et allez récupérer une carte cashless au phare de Brive tourisme, scannez le QR code pour la charger. Pour le reste des interrogations pratiques comme les appareils photos sont ils autorisés? (non), puis-je sortir du site entre deux concerts? (non)… vous trouverez une foire aux questions très pratique sur le site de la manifestation. Que vous ayez ou non votre billet pour Sting (il y aura avant Annie Lalalove et Imany), sachez aussi qu’il reste encore quelques places pour les trois autres soirées qui promettent elles aussi une belle ambiance.

Le site lui se dresse à grande vitesse: 7 jours de montage. S’affairent sur le parc verrouillé et sécurisé quelques 200 personnes qui terminent d’installer les gradins, les loges, la grande scène ou les stands où se faire toujours coiffer, maquiller, tatouer éphémère, dorloter et acheter tout une gamme de vêtements et accessoires Lovely pour être dans le ton et porter fièrement les déclinaisons du festival briviste. D’autant que 74% des festivaliers sont des festivalières.

Sans vous dévoiler toutes les nouveautés pour garder le plaisir, on vous annonce, derrière les gradins, une seconde scène pour les artistes locaux – “on joue notre rôle d’incubateurs de talents” -, une ombrière géante en forme de cœur avec des petits diamants (sur 500m2 à 6m de haut) qui tamisera la chaleur devant la tour DJ et un “bar clandestin” accessible par un passage caché, avec une ambiance feutrée, des barmen aux allures de “clandé” et des cocktails assez redoutables… on ne vous donne pas le chemin, à vous de le découvrir.

À Festival production, on ne manque pas d’humour même en faisant les choses très sérieusement pour cultiver cette part d’expérience festivalière très Lovely: “Ce n’est pas seulement des concerts, mais une atmosphère, on travaille beaucoup sur la mise en scène et l’expérience à vivre”.

C’est d’ailleurs affublée de drôles de casques de chantier que la presse a été conviée cette année à une visite du site. Une première ! On nous a tout montré et notamment ce que le public ne voit pas: ce qui se passe derrière la scène avec les artistes. Un vrai village avec sa restauration, la même depuis 20 ans (près de 600 couverts par jour), son bar réputé redoutable “bétonnière”, ses loges avec maquillage, coiffeur, masseur, ostéo et médecin s’il le faut. Aux petits soins pour les artistes !

“Une journée type commence avec les tours bus qui arrivent très tôt à 6h du matin. Ça peut aller jusqu’à huit tours bus avec les choristes et les équipes techniques. Sting arrivera des “Franco” de La Rochelle”, explique Stéphane Canarias.” Les artistes vont finir leur nuit en attendant de faire les balances.

L’artiste dont on met le matériel en place en premier est celui qui finit la soirée. Dès qu’il a fait les balances, le matériel est poussé sur le côté et on passe au deuxième et ainsi de suite. Et inversement le soir, dès qu’il a finit de chanter, le matériel repart dans les camions. Derrière la scène, c’est un vrai quai de chargement avec des semi qui attendent pour reprendre aussitôt la route.” Tous les soirs, c’est le même manège que vous ne voyez pas. Une fourmilière qui aura fort à faire samedi avec cinq artistes ce soir là.

Vu les exigences de sécurité et les cachets à la grimpe des artistes les plus demandés, Brive Festival ne serait plus depuis longtemps sans ses partenaires. “Le Festival accueille 200 entreprises en VIP ou en loges.” Des espaces très courus: “On ouvre à la location fin novembre et en quelques semaines, il n’y a plus de loges.” L’occasion pour les sociétés de tous secteurs de valoriser collaborateurs et clients, mais aussi de traiter quelques affaires. Un apport non négligeable pour les finances du Festival. “Le partenariat génère 40% du budget, presque autant que la billetterie avec 50%. Les collectivités représentent 6% et les bars et food trucks 4%.” Avec une exigence: “On demande à nos partenaires de s’intégrer à notre scénographie et qu’ils proposent une expérience immersive. Par exemple, avec la nacelle derrière la tribune qui permet tous les soirs de prendre des photos d’ensemble…”

Le Festival est une grosse machine qui emploie 180 jeunes saisonniers, 70 vigiles, une centaine de techniciens… “C’est presque 500 personnes sans compter les prestataires. Il n’y a pas de bénévoles, on salarie tous les jeunes et on en est très fiers. Même les jeunes artistes Tremplin ont un cachet.” Une grosse machine qui veut garder son ADN festif qui l’a vu grandir et cultive son âme environnementale: “On a des toilettes sèches et il y aura cette année des toilettes debout pour les femmes, ça se fait de plus en plus dans les festivals. On récupère les déchets organiques: on a aussi imposé cette année aux food trucks une vaisselle réutilisable ou compostable…”

Évidemment la sécurité est un point crucial: “Le site est encadré de blocs de béton anti-intrusion. Il y a une quarantaine de militaires Sentinelle, 80 agents de sécurité… Sans compter les forces de police avec un dispositif propre à ce type d’événements.” La préfecture a précisé que cette section Sentinelle serait composée de soldats du 17e régiment de parachutiste de Montauban qui patrouilleront en ville et aux alentours du festival. “Elle renforcera le dispositif de sécurité déployé à cette occasion composé de 60 policiers nationaux et municipaux qui s’appuie sur le réseau de caméras de vidéoprotection de la ville de Brive coordonné par le centre de supervision urbain CSU.” Tout se met en place pour accueillir près de 50.000 festivaliers en 4 jours.

Demain, on vous parle de la BD des 20 ans que vous pourrez gratuitement vous procurer sur le Festival.

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

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