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Dans la ville de la Foire du livre, on lit et on écrit aussi !

Dans le cadre de la politique du livre menée à l’année en complément de la Foire du livre, la Ville de Brive organise régulièrement des ateliers d’écriture, soit en partenariat avec l’école d’écriture Les mots, soit à l’occasion de la venue d’auteurs en résidence à Brive. Des séances qui affichent complet. Comment expliquer cet engouement ?

Au commencement, il y a l’amour des mots. « J’ai toujours aimé écrire. Je tiens un journal depuis que je suis gamine », confie Brigitte Beaussonnie qui a participé à son premier atelier d’écriture vers 30 ans. « J’en ai 64 aujourd’hui et j’attends toujours avec impatience le suivant ! »

Ils se sont multipliés ces dernières années à Brive, notamment du fait du partenariat initié l’an dernier avec l’école d’écriture Les mots, créée à Paris. Jean-Marc Comas, adjoint à la culture, a immédiatement soutenu ce projet novateur pour Brive qui se déroule en visio-conférence avec des écrivains sur un cycle de 12 heures réparties en plusieurs semaines. « En plus des ateliers proposés par les écrivains en résidence à Brive, nous avons accueilli Sonia Feertchak pour « S.0.S plombier des mots grippés » et Ingrid Desjours pour « le thriller, ou l’art de la tension dans l’écriture », rappelle Myriam Entraygues, chargée de mission pour les résidences d’écriture et la foire du livre de Brive. À chaque fois, les ateliers affichent complet.

C’est encore le cas de celui animé depuis mai par l’écrivain journaliste Bernard Thomasson. Les participants y sont invités à partir d’une nouvelle journalistique pour aller vers la nouvelle littéraire. « On apprend à aller à l’essentiel, à trouver le mot juste », décrit Pierre Guillaume, étudiant en 2e année de Master de Lettres modernes. Entre les lignes, il s’y joue plus encore. « L’émulation créée par le groupe favorise l’éclosion des idées, dans le respect et la bienveillance réciproques », souligne Myriam Entraygues. Personne n’est dans le jugement. « Il y a d’abord de la pudeur quand on lit pour la première fois à haute voix un texte écrit dans l’urgence et qui ne nous satisfait pas complètement », reconnait José Dugal, une autre participante, « mais il y a aussi beaucoup d’indulgence entre nous et même de la part de l’écrivain professionnel qui nous tire vers le haut. »

Myriam Entraygues souligne aussi la qualité d’écriture de ces amateurs. Leur originalité, leur style la surprennent à chaque fois. « On s’aperçoit que sur la même base de travail, les idées sont phénoménales de diversité », confie Pierre Guillaume. « On est amené à écrire des choses dont on ne se croyait pas capable, notre cerveau bouillonne ! C’est fabuleux de découvrir ce que l’on fait de différent », poursuit José Dugal. « La contrainte imposée par la consigne, le groupe et le fait d’écrire sous la conduite et le regard d’un maitre d’écriture est très stimulant. Cela nous fait sortir de notre zone de confort », résume-t-elle.

« On est tous aujourd’hui dans une recherche de bien-être, de bonheur, de conscience de soi. Or écrire donne du sens.”, poursuit José Dugal. “On sort un peu épuisé des ateliers mais qu’est-ce qu’on se sent bien ! Merci à la Ville et à Myriam Entraygues de prolonger la Foire du livre grâce à ces ateliers, de les rendre accessibles à nous qui sommes en province, même si c’est moins spectaculaire que la Foire. » Moins visible et moins médiatique, mais certainement complémentaire et même salutaire pour tous ces amoureux des mots.

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

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