L'actualité en continu du pays de Brive


Crime rue de la Jaubertie: la vidéo protection a permis l’interpellation de l’auteur présumé

Le parquet de Brive vient d’annoncer la mise en examen pour meurtre avec préméditation de l’auteur présumé de l’agression mortelle à l’arme blanche qui a été commise mercredi 3 août rue de la Jaubertie. Le réseau de caméras a permis d’identifier le suspect, de suivre son itinéraire, de retrouver l’arme du crime et son interpellation moins de quatre heures après les faits.

La personne qui avait été interpelée le jour même des faits à sa descente du train en gare de Limoges, a donc été placée sous mandat de dépôt pour meurtre avec préméditation. L’annonce fait la lumière sur ce drame intervenu entre deux personnes ayant au préalable un contentieux. “Entendu sous le régime de la garde-à-vue, le mis en cause, âgé de 21 ans, a reconnu partiellement son implication dans les faits qui lui sont reprochés, évoquant avoir porté des coups de couteau à la victime sans avoir eu l’intention d’attenter à sa vie”, précise le procureur de la République Émilie Abrantes. “Les deux hommes se connaissaient et auraient eu un contentieux par le passé. Le mis en cause est connu des services judiciaires pour avoir déjà été condamné à trois reprises.”

Cette interpellation rapide est aussi une illustration supplémentaire de l’efficacité de la vidéo protection déployée à Brive depuis 2017. Le recoupement des témoignages recueillis sur place a en effet permis aux agents du CSU de repérer l’agresseur présumé sur les écrans et de suivre son itinéraire. C’est aussi grâce aux images que l’arme du crime a pu être retrouvée. Sur la base des renseignements fournis, l’auteur présumé a ainsi été appréhendé dans la foulée en gare de Limoges. Moins de quatre heures après les faits.

“Je tiens à saluer la réactivité de tous. Cette annonce est un soulagement“, réagit le maire Frédéric Soulier dans un communiqué. Le drame avait soulevé de vives inquiétudes dans la population. “La sécurité est une priorité et n’est pas la seule affaire de l’État, nous travaillons quotidiennement avec ses services et ceux de la justice, que ce soit en matière de prévention comme d’intervention”, avait-il d’ailleurs rappelé lors d’un récent point livrant les derniers chiffres de la délinquance (lire notre article ici). Sur la base des renseignements glanés, la rue de la Jaubertie fait d’ailleurs l’objet de patrouilles systématiques de la police municipale depuis près d’un an.

C’est cette coopération concrète qui s’appuie aussi sur la vidéo protection qui aura une nouvelle fois porté ses fruits dans un combat commun contre l’insécurité de quelque nature que ce soit. “L’installation inédite de la vidéo-protection en 2017 a marqué une inflexion claire auprès de plusieurs indicateurs du niveau d’insécurité, à commencer par le taux d’élucidation. Plus d’affaires résolues, ce sont autant de réponses apportées aux victimes.”

La vidéoprotection qui n’a cessé de s’étendre, couvre désormais 64 zones de la ville pour un investissement total d’1,2 million d’euros depuis 5 ans. “Nous allons continuer à la développer, non pas par idéologie mais pour poursuivre notre objectif et on le voit, d’ailleurs, ce sont les habitants qui nous demandent son installation”, précise Frédéric Soulier.

Quant au mis en cause dans les faits survenus rue de la Jaubertie, ce dernier a été présenté à un magistrat instructeur du pôle de l’instruction de Limoges, dans le cadre de sa compétence criminelle. Les investigations se poursuivront désormais sous la direction et le contrôle de ce dernier, afin notamment de déterminer les circonstances exactes des faits, ainsi que la nature des relations entre l’auteur présumé et la victime.

Sur ce sujet, vous pouvez consulter notre précédent article:

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Laisser un commentaire

12 − 11 =