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Clap de fin sur le 17e Festival du cinéma de Brive

Photo Marie-Christine Malsoute

Hier soir au Rex, la cérémonie de clôture a décerné sa moisson de prix après 2 jours et demi d’intenses projections. Une 17e édition particulière, sauvée de la Covid mais tout de même sous son empreinte, qui outre la belle diversité des moyens métrages en compétition, aura aussi eu le mérite de ramener le public dans les salles.

Photo Olivier Soulié

Photo Marie-Christine Malsoute

Si ce n’est le port obligatoire du masque, la cérémonie d’hier soir avait ce côté aussi détendu et enthousiaste qui caractérisait les précédentes. “Il y a beaucoup d’habitués que l’on avait pas revu depuis l’ouverture, ça fait plaisir. Pour la première fois, je revois avec émotion cette salle presque pleine”, se réjouissait le directeur des lieux Romain Grosjean. Certes le Rex a pâti de la crise sanitaire avec une fréquentation estivale moitié moindre par rapport à une année 2019 exceptionnelle. Mais le cinéma art et essai s’en tire toutefois mieux que bien d’autres établissements commerciaux qui déplorent 60% ou 70% de baisse. “Grâce au Festival, le public a refranchi le pas”, escompte le directeur pour la suite de la saison.

Tout aussi souriante Maguy Cisterne. “Vu le contexte, nous sommes ultra contents”, assure la secrétaire générale. “Vendredi midi, on ne savait pas vraiment comment les gens aller réagir. On a eu les professionnels, les réalisateurs, les scénaristes et surtout le public est venu. Il nous manquent effectivement les habituels 2000 scolaires, mais on a compté une moyenne de 120 à 150 personnes en salle quelque soit la séance.” Pari donc tenu, le Festival prouve qu’il est bien ancré dans le paysage. “Il est important pour une ville comme Brive d’avoir ces moments forts de rencontres“, rappelait Philippe Lescure, maire adjoint à la Culture.

La cérémonie de clôture a débuté par un hommage au regretté Christophe, disparu en avril dernier. Egalement passionné de cinéma, il avait en 2009 marqué de son empreinte le 6e Festival qui lui avait donné carte blanche. Un moment d’émotion qui a permis de découvrir sur une vidéo amateur une version des Paradis perdus interprété par l’artiste à ce moment là. Douze films ont été cette année couronnés d’un prix (voir le palmarès plus bas). Le “gros lot” de la soirée est revenu à Sete Anos em Maio d’Affonso Uchôa qui emporte le Grand Prix doté par la Ville de Brive.

Photo Cyril Granet

Le palmarès 2020

  • Grand Prix: Sete Anos em Maio d’Affonso Uchôa
  • Prix du jury: Electric Swan de Konstantina Kotzamani et une Mention du jury à Building Blocks de Wong Chung Yan
  • Prix du jury Jeunes de la Corrèze: The Pear and the Fang de Nao Yoshigai et une Mention à Electric Swan de Konstantina Kotzamani
  • Prix du public à Brive: Jusqu’à l’os de Sébastien Betbeder et Prix du public à Paris à Pour Elsa de Carmen Leroi
  • Prix CINE+ à Felix in Wonderland de Marie Losier
  • Prix de la Distribution Ave Rara de Vasco Saltão et L’Ultimu Sognu – dernier rêve à Petra Bianca de Lisa Reboulleau
  • Prix Talents en court: La Saison des chanterelles de Nicolas Besson et Benoît Laplace de Paco Moccand
  • Prix du scénario de moyen métrage de la Région Nouvelle-Aquitaine: Des jeunes filles enterrent leur vie de Maïté Sonnet
  • Prix Maison du film: Benoît Laplace, de Paco Moccand.

Photo Marie-Christine Malsoute

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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