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Cet intérim qui séduit les jeunes

Une soixantaine de jeunes de la Mission locale ont participé ce matin à un Petit-déjeuner de l’intérim. Une deuxième édition qui regroupait 13 agences et notamment le très accompagnant Faftt et ses services sociaux du quotidien. Un vrai plus.

L’événement se déroulait au restaurant du Complexe, dans la zone du PEBO, avec un avertisseur sonnant toutes les 20 minutes pour le “changement de cavalier”. La salle avait été aménagée en ateliers permettant aux jeunes d’aborder divers éclairages pour leur futur emploi: caractéristiques du bassin d’emploi de Brive, ses métiers, sa saisonnalité et les modalités d’inscription en agence, conseils en matière de rédaction de CV, outils en ligne pour évaluer son potentiel, présentation du service Pole emploi… sans oublier une simulation d’entretien d’embauche. Le but n’était pas d’exhiber des offres immédiates, mais bien de mieux informer les jeunes sur ce qu’attendent les entreprises.

Une soixantaine de jeunes avaient soigné leur mise comme pour un réel entretien d’embauche. “Tous sont inscrits à la Mission locale, ont entre 18 et 25 ans, résident dans l’arrondissement et sortent du système scolaire”, brosse le directeur Gilles Lespinasse. “Ils ont tous été remarqués et préparés par nos conseillers. Il y a eu un énorme travail de présentation.” L’objectif était de montrer à ces jeunes tout ce qu’ils doivent mettre en place pour décrocher du travail. En premier, l’image qu’ils renvoient, ne serait-ce qu’à travers leur mise. “Dans un entretien, ce sont toujours les premières secondes les plus déterminantes. C’est ce que nous leur expliquons toute la journée, mais là, ils sont confrontés avec le concret et ça passe souvent mieux lorsque se sont des professionnels de l’emploi qui leur disent”, explique Lucie Aussanaire, la référente intérim de la Mission locale.

“Aujourd’hui, les agences mettent en place des dispositifs pour aider les jeunes”, constate Steve Clog-Dacharry, président de la Mission locale. “Il faut changer l’image de l’intérim auprès des jeunes: c’est un tremplin pour l’emploi“, assure Caroline Sylvestre, chargée de mission à la Faftt, l’opérateur qui fédère les formations pour le travail temporaire. “On a besoin de ce public que l’on va former et même accompagner pour obtenir le permis de conduire, faire garder des enfants…” Pendant social du Faftt, le Fastt offre en effet de nombreux services sociaux aux intérimaires mais reste peu connu chez les jeunes pourtant nombreux à débuter leur vie professionnelle avec l’intérim.

“En Nouvelle Aquitaine, nous sommes dans une croissance à deux chiffres. le recrutement par intérim a progressé de plus de 11,4% en 2017 et les agences recrutent en CDD comme en CDI“, quantifie la chargée de mission. Daniel 25 ans, son diplôme de soudure tout juste en poche, l’a bien compris: “l’intérim pour commencer, ça paie plus et ça permet de voir plus de choses”. La majorité des jeunes présents n’ont pas comme lui une qualification à faire valoir. “Aujourd’hui, le principal est de communiquer sur le savoir-être davantage que sur la certification“, martèle Caroline Sylvestre. Et l’on a bien noté que certains jeunes ont vite appris: des agences ont déjà retenu leur cv. Fort de ce succès, un nouveau Petit-déjeuner de l’intérim devrait aussi être proposé d’ici la fin de l’année.

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Sylvain MARCHOU

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Sylvain MARCHOU

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