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C’est parti pour quatre semaines de soldes

 

Les soldes d’hiver 2023 ont débuté ce mercredi 11 janvier et vous avez jusqu’au mardi 7 février pour faire de bonnes affaires. Micro-trottoir pour prendre le pouls, côté commerçants comme clients en cette première matinée.

Les soldes d’hiver sont déclarés. Beaucoup de vitrines affichent des “jusqu’à 50%” tentateurs. D’autres jonglent avec les pastilles couleurs allant de 30 à 50%”. À chacun sa stratégie. Mais l’opération commerciale n’enclenche plus l’euphorie acheteuse qu’elle connaissait dès les premiers jours, voire les premières heures. A-t-elle d’ailleurs toujours un sens aujourd’hui où les modes de consommation ont changé? Sont pointés évidemment “la concurrence d’internet” et le recours aux achats en ligne. Mais aussi les soldes avant les soldes, ces ventes privées qui se généralisent, “les promotions qui se succèdent”. Les soldes s’essoufflent ainsi d’année en année. Un phénomène de lassitude auquel s’ajoute actuellement le contexte d’inflation. Déjà, la période s’est réduite à quatre semaines.

Fin des soldes? Peut-être pas pour demain. L’intérêt pour les commerçants, après “un mois de décembre plutôt bon”, reste toujours de “faire la place pour les nouvelles collections” et de “gonfler un peu la trésorerie”. Ce qui n’empêchent pas certains de penser que les dates de l’opération sont trop précoces: “En février, ce serait mieux. Là, c’est trop prêt des cadeaux de Noël et on solde des pièces d’hiver alors que la saison n’est pas vraiment achevée”.  L’hiver doux a également joué sur les stocks et la météo chaude n’a pas favorisé les achats.

Côté chalands, il y a bien sûr l’argument économique accru par la cherté accrue des matières et des énergies, un contexte d’incertitudes. Mais pas seulement. Le manque d’intérêt n’est pas seulement un problème d’achat mais relèverait aussi d’un “souci éthique”. De plus en plus de consommateurs se tournent en effet vers le “moins consommer et la seconde main”. Ce mercredi matin, le chaland n’en était pas moins présent. Certes de façon fluide. Il s’agissait en majorité de clientes avec ou sans enfants, et de retraités, guidés par “un achat nécessaire mais on attendait les soldes” ou à l’affût de quelques bonnes affaires “pour se faire plaisir dans la morosité ambiante”.

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

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