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Brive terre de cinéma : Un documentaire sur des communes corréziennes (11/12)

Le cinéma et Brive c’est une longue histoire. De nombreux films ont été tournés dans la cité corrézienne et il serait bien hasardeux de se risquer à établir une longue liste de peur d’oublier une oeuvre. Si un film devait actuellement sortir du lot ce serait sans doute Adolescentes, réalisé par Sébastien Lifshitz avec Anaïs Chambeaudie et Emma Jaubert deux jeunes Brivistes, récemment récompensé du prix Louis-Delluc (voir par ailleurs).

Brive c’est aussi ses cinémas, Les Nouveautés, aujourd’hui disparues, Le Rex, Le Splendid autrefois situé au théâtre municipal, le ciné-club également disparu, le Centre culturel de l’avenue Jean-Jaurès, le Mega CGR. Brive c’est également l’option cinéma-audiovisuel du lycée d’Arsonval qui existe depuis les années 1990. C’est encore Les Rencontres du moyen métrage, festival international.

Brive terre de cinéma ? Sans aucun doute !

Tous les jours nous vous proposons une rencontre avec un acteur de la scène briviste. Aujourd’hui on art à la découverte d’Hugo Lalisse, architecte de formation, qui prépare une série documentaire sur des petites communes corréziennes (11/12).

Textes Julien Allain ; Photos Diarmid Courrèges.

 

Hugo Lalisse, 27 ans, né à Brive, architecte, est en train de réaliser une série-documentaire sur la Corrèze, Témoigner pour sauvegarder, à la découverte des villages corréziens. Après Saint-Hilaire-Luc, non loin de Neuvic et Beynat, le jeune réalisateur cherche d’autres communes corréziennes à mettre en valeur. Cinq épisodes sont d’ores et déjà prévus d’une série qui pourrait finalement s’étaler sur plusieurs saisons. Avis à candidature. Rencontre avec Hugo, retour sur un parcours atypique et présentation du projet.

« J’ai fait mes études d’architecte à Clermont-Ferrand puis je suis parti à Dresde, en Allemagne, pour un stage dans un atelier de décors d’opéra. Cela m’a aidé à revoir ma conception de l’architecture, souligne Hugo Lalisse. Je suis ensuite allé à Paris poursuivre mon cursus et au sein de mon école j’ai choisi de prendre option scénographie pour dessiner des décors de théâtre, des parcours d’exposition… tout en ayant une formation d’architecte, cela m’a ouvert l’esprit. »

Hugo se pose des questions. « Je me demandais ce que je voulais vraiment faire. J’aimais bien faire des vidéos. A Paris, à l’école, j’avais monté une association cinéma. Dans le même temps, j’observais ce qui se faisait en matière de documentaire sur le métier d’archi et je trouvais cela trop spécialisé ou trop léger. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose d’intermédiaire à faire. »

Le jeune architecte répond à des appels d’offre. Cambrai (Nord), Corte (Haute-Corse). Il réalise des parcours d’exposition, de présentation de sites. Il met en valeur ces villes, leur histoire, leur patrimoine. Hugo a son regard d’architecte et de réalisateur qu’il confronte avec ceux des spécialistes du patrimoine locaux. « J’essayais de concrétiser les idées de ces personnes en apportant une plus-value. »

Après ces expériences et de multiples formations individuelles, photos, films et même pilote de drone, Hugo Lalisse se sent attiré par un projet plus personnel. Pourquoi ne pas filmer la Corrèze, sa Corrèze à laquelle il est attaché ? La ruralité ? Et en faire une série documentaire ?

Hugo et trois autres de ses amis se lancent dans ce projet. Ils filment d’abord la commune de Saint-Hilaire-Luc, en Haute-Corrèze. « L’idée et de rencontrer les bonnes personnes capables d’incarner leur lieu de vie. Tout part de la parole des habitants. De leur vie, de leur village, de leur vie d’habitant dans le village. Comment on vit à la campagne en Corrèze, résume Hugo. Nous sommes maintenant sur la commune de Beynat. Nous prospectons pour d’autres communes. Nous sommes demandeurs. Mais attention, dans un souci de liberté, nous ne faisons pas la promotion du conseil municipal ou d’une personne en particulier ou du Département », souligne l’architecte.

Ce souci d’indépendance et de liberté s’exprime jusque dans le mode de fonctionnement du film et le financement du projet. « Pour l’instant, nous n’avons volontairement pas cherché de diffuseur. Ainsi, nous n’avons pas de contrainte de calendrier. On filme, on monte et on présentera quelque chose de bien ficelé pour que cela soit plus séduisant pour le diffuseur. Plus concret. C’est un choix, assure Hugo. Et pour l’instant, on se finance grâce à ma société de production. Mais on aimerait bien un financement horizontal. Que des entreprises du territoire sur lequel on filme nous soutiennent. Sous forme de petits dons en échange d’une visibilité. Une multiplication de petits dons. On pense aussi à intégrer les particuliers sous la forme participative mais dans un second temps. On verra. »

 

Pour trouver des infos sur cette série ou candidater vous pouvez aller sur la page Facebook : temoignerpoursauvegarder

Vous pouvez regarder la bande annonce du premier épisode ici

Pour voir les précédents travaux d’Hugo Lalisse c’est ou encore

 

Demain dernière rencontre avec Ambre Kuropatwa, jeune réalisatrice qui présente son court-métrage, l’Enjeu, tourné à Brive, au prestigieux Nikon Film Festival.

nous vous présenterons Hugo Lalisse, jeune réalisateur qui prépare une série documentaire sur la Corrèze (11/12).

Pour relire nos articles précédents cliquez !

Lycée d’Arsonval (1/12); Hélier Cisterne réalisateur (2/12) ; Sébastien Bailly réalisateur (3/12) ; Louise Bordas régisseuse (4/12) ; Antoine Parouty chef opérateur (5/12), Clotilde Gillardeau (6/12), Pierre Magnol (7/12), Romain Grosjean, directeur du Rex (8/12), Olivier Gouéry, responsable du Pôle d’éducation aux images en Nouvelle-Aquitaine (9/12), retour sur le court-métrage Adolescentes avec ses deux actrices brivistes qui vient d’être nommé dans 6 catégories au César (10/12).

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

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