L'actualité en continu du pays de Brive


Brive Laroche : vers un projet "plus rationnel et moins coûteux"


laroche-intro

Hier soir à Saint-Pantaléon-de-Larche, les élus du Conseil communautaire ont voté une délibération approuvant le contrat de concession d’aménagement du site de Brive Laroche à la SPL de Brive et son Agglomération pour une durée de 8 ans.

Le projet pensé par la précédente équipe a été revu, pour devenir, selon le président Frédéric Soulier, « plus rationnel et moins coûteux ».

laroche-2L’aménagement des 85 hectares de la zone de Brive-Laroche est, pour le président de l’Agglo Frédéric Soulier, « une opportunité rare ».

Là où l’ancienne équipe souhaitait y installer des entreprises, mais aussi des logements et une gare ferroviaire notamment, Frédéric Soulier a souhaité « revoir le projet, pour le rendre plus rationnel et moins coûteux ». Et le projet de l’actuelle majorité est limpide : « ce sera une zone dédiée à l’industrie, sans logement ni espaces dévolus aux commerces », annonce le président.

Quant à la gare ferroviaire, « qui aurait pu être intéressante dans la mesure où elle aurait concerné le bassin objatois en plus de celui de Terrasson qui semblait privilégié dans l’ancien projet », sa réalisation devrait se heurter à la réalité économique : « son financement, qui pose clairement question, n’est absolument pas d’actualité ».

Une nouvelle voie sera créée

Parmi les évolutions les plus significatives du projet, on note l’abandon d’une sortie de zone prévue par le Nord via la rue Frédéric Sauvage, « qui aurait incontestablement entraîné une saturation du trafic ». Les élus de la majorité préfèrent la création d’une nouvelle voie qui irait du Nord de la zone vers le Pigeon Blanc, secteur au Nord de la station d’épuration où on trouve une départementale et une autoroute. L’aménagement de cette voie pourrait débuter dès 2016 et son coût est estimé à 7 millions d’euros.

Autre évolution notable du projet initial : « la voirie centrale de la zone de Brive Laroche va passer de 70 mètres de large à 23 mètres, une largeur largement suffisante. Car 70 mètres, à titre de comparaison, c’est les Champs-Elysées ! Grâce à cette diminution de largeur, nous pouvons en outre augmenter de 10 hectares les espaces mis en vente. Au final, sur les 85 hectares de la zone, nous aurons entre 50 et 52 hectares de réserve foncière ».

Une participation de l’Agglo réduite à 10,9 millions

laroche-1Les réserves foncières proches de la zone appartenant au secteur privé, comme par exemple les terrains des anciennes cuves de Total, « seront ce que voudront en faire ceux qui les achèteront, en espérant qu’elles n’accueillent pas de commerces susceptibles d’être en concurrence avec ceux du centre-ville », a indiqué Frédéric Soulier, sans exclure que ces terrains puissent être achetés par la collectivité.

Sur le plan du financement, la participation de l’Agglo passe de 17 millions sur l’ancien projet à 10,9 millions sur la nouvelle mouture. « Sur la globalité des investissements, on devrait passer de 39 à environ 24 millions », a précisé le président de l’Agglo.

Les élus à l’écoute des entreprises

Le projet revu et corrigé de l’aménagement de Brive Laroche fera donc la part belle aux entreprises comme à l’innovation à travers un espace « bulle start-up », proche du Centre de Valorisation Agro Ressources déjà installé sur place. « Axioma rejoindra ce pôle, avec un début des travaux en février 2016 », a annoncé Frédéric Soulier.

« Ce parc industriel, pour les petites, les moyennes et les grandes entreprises, sera aménagé pour être prêt à accueillir celles qui voudront s’y installer. Notre rôle d’élus est d’informer les entreprises du territoire de la possibilité de se développer sur ce site, et de les écouter afin de répondre au mieux, en terme d’aménagement, à leurs besoins futurs ».

Ne pas être “dans une position attentiste”

Des contacts ont d’ores et déjà été pris avec quelques piliers de l’économie locale, « avec l’espoir que leurs sièges parisiens leur permettre de se développer sur notre territoire plutôt qu’ailleurs », a expliqué Frédéric Soulier en amont du conseil communautaire.

Dans le secteur très concurrentiel des zones d’activités, faire venir de nouvelles entreprises pas encore présentes sur le territoire de l’Agglo « ne sera pas facile », concède le président, « mais il ne faut pas qu’on espère que tout va se faire tout seul. Si on est dans une position attentiste, rien ne viendra ».

Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

Mot clé

Laisser un commentaire