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Ben: le retour

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L’artiste est à nouveau en terre Briviste à l’occasion de la foire du livre. Il a inauguré ce matin à la médiathèque, en compagnie notamment de Frédéric Soulier, la toile que la ville de Brive lui a acheté après son exposition “J’écris donc je suis” l’été dernier au Garage. L’occasion pour Ben d’installer son camping car noir Place Charles de Gaulle. Une proximité avec le public assez rare dans le domaine artistique. Rencontre avec celui qui aime exister.

ben 2Des livres, des cartes postales, des bouteilles de vin, l’étal de Ben est à son image, un peu déroutant. Ben se définit lui même comme un égoïste et d’ailleurs, selon lui, tout est égo. Il reconnait son égoïsme, sa quête de gloire, mais aussi son amour pour la vérité, la vérité sur l’art, sur l’égo, sur l’espèce humaine et son questionnement permanent. Il n’y a qu’à regarder son camping car, qu’il a baptisé “centre mondial du questionnement”, pour comprendre. Sur fond noir, des questions jaillissent en lettres de couleurs: Y a t’il d’autres univers? Et si le temps n’existait pas? Art ou jungle? Guérir par la pensée? En fait ce sont surtout les questions qui intéressent l’artiste.

1Cette frénésie, pense t’il, lui vient de son envie de communiquer afin de montrer qu’il existe, une forme de présence qui se propose aux autres, “de pisser sur un territoire” pour reprendre ses propres termes. Cette affirmation, il l’a commencé enfant, dans les années 60, en écrivant sur un mur chez ses parents. 3 mots: mur, papa, maman, qui furent le point de départ selon lui. Les mots, toujours les mots, avec lesquels il joue avec la volonté de ne pas s’y noyer puisque ses phrases sont finalement plus des slogans, courts et percutants. Et comme avec Ben, la culture de l’égo est toujours présente, il reconnait que son slogan préféré est: “regardez moi, cela suffit”.

trinquonsL’artiste aux multiples questions a t’il aujourd’hui trouver des réponses? Une seule en fait qui, selon lui, explique tout. “Avant” dit-il, “je pensais qu’il y avait le bien et le mal, le bon et le mauvais, le vrai et le faux, or maintenant je trouve qu’il n’y a plus que l’égo, partout. L’égo qui joue au vrai, au faux, au bien, au mal. Donc je suis à la recherche de la particule de l’égo, comme d’autres cherchent la particule du boson de Higgs. L’égo est partout dans le monde et sa particule est peut-être l’explication du big bang”. Voilà de quoi, sans nul doute, nourrir de nouveaux questionnements.

Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

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