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Autour des pavés, la forêt de Brive les bois

La forêt guierle pano2

Une forêt est en cours de création dans les jardins de la Guierle, au cœur de la ville. L’ouverture, qui dépendra des caprices de mère nature, est prévue entre le 9 et le 15 décembre. Ne ratez pas l’illumination de cette forêt éphémère et durable, attendue pour les fêtes de fin d’année, à partir du 20 décembre.

Depuis plusieurs jours, les rumeurs vont bon train et nombreux sont les passants à s’arrêter, perplexes et interrogatifs, devant les jardins de la Guierle, du côté du Quai Tourny. Leur attention est retenue par des travaux quelque peu étonnants: une forêt est installée au cœur de la ville.

Le projet baptisé “Brive les bois” est plutôt gonflé et la technique utilisée, unique. Michel Boulcourt, le paysagiste du projet, spécialiste des forêts, raconte la genèse des travaux: “Les premiers arbres sont arrivés d’une pépinière de Bergerac mardi dernier.” En tout, cette forêt en comprendra 300 et recouvrera près de 3.000 m2 dans les jardins de la Guierle. Des chênes, des bouleaux, des châtaigniers, des noisetiers et merisiers mais aussi 45 gros sujets : pins sylvestres et douglas. “C‘est le cortège de base que comprend le sous-bois limousin“, précise le paysagiste.

La forêt guierle5Planter ces arbres hors sol a nécessité une technique particulière: “D’abord, on utilise des grumes issues de forêts déclassées et d’arbres déjà abattus”, explique Michel Boulcourt, répondant ainsi à bon nombre de passants, effrayés à l’idée que des arbres aient été abattus en un endroit pour planter une forêt à un autre. “Ces troncs auraient servi à faire des cagettes”, explique-t-il. “Tous livrés avec leurs mottes, les arbres ont été stabilisés dans un chevalet puis enserrés dans les grumes emboîtées à la manière de mikado”. La création d’une forêt de ce type revêt un intérêt expérimental et aura l’avantage de pouvoir être déplacé.

La forêt guierle6Cet audacieux projet est porté par Marie-Paule Baussan, responsable du Garage, le centre d’art, nature et science des Treize arches et le dispositif est mis en place par une entreprise de la gare d’Aubazine. La thématique de cette création, qui vient fermer le cycle sur la forêt, s’inscrit pleinement dans l’année 2010, année de la biodiversité. Elle y est liée car elle a été pensée comme une “greffe de nature” qui sera laissée à l’état sauvage. Même l’herbe entourant la forêt ne sera plus tondue. De plus, les arbres seront nourris de déchets verts rassemblés par les espaces verts de la ville qui ont eux aussi mis la main à la pâte. Concrètement, les feuilles ramassées dans les jardins de la Guierle et l’herbe coupée y seront déposées. Cet engrais naturel reconstituera une litière forestière qui nourrira les arbres.

La forêt guierle4“Avec ces grumes qui resteront visibles, on a voulu donner le sentiment d’une coupe forestière. Cela donne également l’illusion d’une renaissance après une tempête. Même si des branches tombent, si des arbres meurent, on ne touchera à rien. On s’appuie sur le principe d’effondrement de la forêt. Les arbres s’en accommodent très bien. Comme à l’état naturel, les spécimens les plus vaillants vont dominer les autres. L’objectif n’est pas que chaque plantation prenne”, confie le paysagiste “mais que la dynamique d’ensemble fonctionne.

La forêt guierle9Laissé à l’état sauvage, le bois va être attaqué par des insectes ravageurs comme le capricorne, la grosse chenille, ou le scolyte. Ces insectes attireront les oiseaux et tout cet écosystème sera favorable à l’installation de lapins et d’écureuils. Toute la faune et la flore à naître feront l’objet de découvertes pédagogiques pour les petits mais aussi pour les plus grands. “Si on est maintenant sensibilisé à des modes de comportement, on n’a pas encore compris qu’on fait partie d’un système unique et global qui est fragile“, explique Marie-Paule Baussan.

La vocation d’un tel projet est ainsi tant démonstrative que pédagogique. Montrer, pour comprendre, comprendre pour aimer et aimer pour qui sait, vraiment respecter. “Nous ne sommes pas dans la dramatisation”, ajoute le paysagiste. Pour changer les choses, beaucoup de réponses existent. Là, c’est du brut de décoffrage!“, lance Michel Boulcourt. “Mais ça va donner des choses magiques”, annonce-t-il.

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Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

4 commentaires

  •    Répondre

    Soit c’est éphémère, soit c’est durable, ça ne peut pas être les deux en même temps. C’est pour toujours ou alors c’est jusqu’à quand ? Pelleteuses, grues et camions : c’est tout sauf écologique…

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    Soit c’est éphémère, soit c’est durable, ça ne peut pas être les deux en même temps. C’est pour toujours ou alors c’est jusqu’à quand ? Pelleteuses, grues et camions : c’est tout sauf écologique…

  •    Répondre

    on se moque pas un peu de nous la ….
    la vrai foret est a 2km de Brive !
    et ca ne coute pas 200000 € aux contribuables pour la decouvrir ….

    enfin c’est juste un avis

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    on se moque pas un peu de nous la ….
    la vrai foret est a 2km de Brive !
    et ca ne coute pas 200000 € aux contribuables pour la decouvrir ….

    enfin c’est juste un avis

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