L'actualité en continu du pays de Brive


Amnesty : 60 ans de défense des droits de l’homme

“60 affiches pour les 60 ans d’Amnesty”, c’est une exposition à ne pas manquer proposée à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 30 juin au Centre culturel, avenue Jean-Jaurès. 60 affiches comme autant de bougies retracent l’histoire d’un engagement. Notre histoire aussi.

Une bougie entourée d’un barbelé. Le symbole reste le même depuis la création de cette ONG présente dans 70 pays : un flambeau mettant en lumière injustices et violations des droits de l’homme. D’abord attaché à la liberté d’opinion, l’exigence de procès équitables, la dénonciation de la torture, de la peine de mort, le mouvement s’attaque ensuite au commerce des armes, à l’usage des mines antipersonnel, aux violations des droits des enfants, des femmes, des LGBT ou des réfugiés, également des droits économiques, sociaux, culturels jusqu’à plus récemment ceux liés au changement climatique.

Sa boussole : la DUDH, Déclaration universelle des droits de l’homme. Si la flamme a pu maintes fois vaciller sous l’adversité, elle ne s’est jamais éteinte, relayée par des générations de militants. Le plus dur pour le groupe briviste aura donc été de choisir les 60 affiches. « Il y a eu tellement d’actions et nous voulions illustrer les différents engagements. En fait, Amnesty a eu 60 ans en 2021, mais avec la crise sanitaire, nous n’avons pas pu marquer l’évènement », commente Geneviève Tronche.

Le groupe briviste, qui a été créé il y a plus de 40 ans, a vécu une grande partie de cette rétrospective. « Nous sommes l’un des groupes les plus anciens, nous portons le numéro 37 car le 37e créé et il en existe pas loin de 300. » Un engagement d’autant plus louable que l’ONG est 100 % indépendante. « Nous ne recevons aucune subvention. Nous fonctionnons avec les cotisations des membres, les dons et le produit de nos ventes. Et pour garder notre neutralité, l’action d’un groupe ne porte pas sur son propre pays. »

Il n’empêche que là où il y a violation des droits, c’est-à-dire tout de même un peu partout dans le monde, Amnesty enquête, recoupe les témoignages, alerte médias et opinion publique, fait signer des pétitions, envoie des courriers… La lutte paraît disproportionnée et pourtant les victoires viennent raviver la flamme, comme dernièrement la libération du prisonnier égyptien Ibrahim Ezz El-Din, pour lequel le groupe briviste s’est également mobilisé.

« Ce qui fait l’action d’Amnesty, c’est le nombre. » Comme actuellement avec l’opération « Ramenez la Coupe à la raison». « Nous sensibilisons les jeunes footballeurs des clubs alentour à l’envers du décor de la Coupe du monde au Qatar fin 2022, avec l’exploitation des travailleurs immigrants. Nous remettons aux jeunes une carte qu’ils peuvent envoyer à un des joueurs de l’équipe de France de leur choix pour inciter la FFF à réagir. »

Le groupe mène aussi une action à l’éducation aux droits humains avec un rappeur au collège Jean Lurçat. Le groupe briviste compte une vingtaine de membres, dont une active poignée de jeunes du lycée d’Arsonval, prêts à reprendre le flambeau.

Pour soutenir ou rejoindre Amnesty Brive : brive@amnestyfrance.fr ou Maison des associations, place Jean-Marie-Dauzier.

 

Prochains rendez-vous à noter:

  • Du 20 au 30 juin, exposition « 60 affiches pour les 60 ans d’Amnesty International », entrée gratuite, du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 13h à 18h
  • Samedi 25 juin, stand à la collégiale
  • Stand au village de l’Écaussystème du 29 au 31 juillet

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

Laisser un commentaire

5 × 5 =