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Des alertes SMS pour signaler des faits délictueux

Les représentants de la CCIT, de l'Etat et des forces de l'ordre lors de la signature de la convention

Prévenir par SMS les commerçants, artisans et entrepreneurs de faits délictueux dans leur secteur, tel est l’objet d’une convention signée dernièrement par les représentants des commerçants, l’Etat et les forces de l’ordre.

Le procureur de la République prévient: “Il ne s’agit en aucun cas d’inciter les commerçants à se faire justice eux mêmes! Il faut être parfaitement clair là dessus. C’est une action avant tout préventive”.

Les représentants de la CCIT, de l'Etat et des forces de l'ordre lors de la signature de la convention

L’article 1 de la convention signée récemment par le président de la Chambre de commerce et d’industrie territoriale (CCIT) de la Corrèze, l’Etat et les représentants des forces de police et de gendarmerie est le suivant: “Les commerçants, artisans, entrepreneurs ou transporteurs de la Corrèze qui le souhaitent peuvent adhérer à un réseau d’alerte par SMS (short message service) destiné à les informer dans les meilleurs délais de certains faits avérés de délinquance commis au préjudice d’autres commerces.”

Le nombre de cambriolages en Corrèze ayant augmenté de plus de 30% (574 faits en 2009, 749 faits en 2010), l’Etat a décidé d’agir. La méthode des SMS décrite dans l’article précédemment cité se veut avant tout un acte préventif.

“Plus de 40% des cambriolages dans les commerces sont dûs, pour faire court, au fait que le responsable n’a pas pris toutes les précautions et a pu, notamment, laisser une porte ouverte ou ne pas enclencher son alarme”, a expliqué le représentant de la police nationale avant la signature de la convention. “En signalant par exemple un cambriolage venant de se produire sur le secteur géographique d’un commerce, son propriétaire pourra aller vérifier s’il a bien bloqué toutes les issues ou, s’il habite trop loin, prévenir les forces de l’ordre qu’il n’a pas sécurisé l’accès à sa boutique”.

Les SMS envoyés pourront signaler, outre les faits de cambriolages, “les vols à main armée ou avec violences, les vols à l’étalage commis en bande, les vols par ruse ou fausse qualité, les vols au “rendez-moi”, les escroqueries liées à la fausse monnaie, aux chèques volés, à un type de cartes bleues étrangères et au démarchage par fausse publicité.”

Une fois qu’un commerçant informe, de préférence via le “17” et “dans la limite de 30 minutes suivant la commission des faits”, le Centre des opérations et renseignement de la gendarmerie de Tulle diffusera, comme précisé dans l’article 7 de la convention, “l’alerte par un SMS collectif qui, sous le titre “Alerte commerces 19″, décrira succinctement les faits constatés, le lieu de commission et les renseignements connus sur le ou les auteurs, les moyens employés (véhicules).”

Dès que sera atteint un nombre significatif de commerçants volontaires pour bénéficier de ce service (la CCIT va informer les commerçants pour qu’ils s’inscrivent et financera l’envoi des SMS), celui-ci sera testé pendant 3 mois sur le bassin de Brive, avant d’être généralisé à tout le département. “A terme, il n’est pas exclu que la population bénéficie elle aussi des alertes SMS”, ont expliqué les signataires.

Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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