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Aéroport Brive – Vallée de la Dordogne : la sécurité en ordre de marche

A  quelques jours du vol inaugural prévu mardi prochain 15 juin à 10h20, la brigade de sécurité et les matériels sont en ordre de marche. 10 hommes et 2 puissants véhicules d’intervention massif sont fin prêts.

Aux abords de l’aéroport, une noria de machines et d’hommes terminent différents travaux en urgence. Il s’agit par exemple de nettoyer les allées qui mènent à l’aérogare et de finir l’éclairage extérieur. Les espaces verts, quant à eux, sont bruts de décoffrage, la terre n’a pas été travaillée, elle est en motte épaisse, compacte. L’aérogare en revanche est aménagée. Les services de sécurité sont eux aussi opérationnels, ils sont composés d’un chef de service, d’un chef de manœuvre et de huit pompiers d’aéroport. Ces derniers sont allés trois semaines en formation à Châteauroux, puis ils ont suivi un enseignement de 70 heures sur le site. Une équipe performante rompue aux interventions rapides. “En cas de gros pépin, nous devons faire 50% de l’intervention en 3 minutes et 100% en 4”, précise le chef de manoeuvre. La sécurité sur un aéroport est un point crucial, les hommes auront à leur disposition deux véhicules d’intervention massif. Un véhicule ultra performant, puissant d’une capacité de 9.000 litres d’eau,  propulsé par un moteur de 600 ch qui peut passer de zéro à 100 kilomètres heure en 25 secondes.

Sur les aéroports, les degrés de sécurité sont définis selon le nombre de passagers transportés. Sur celui de Brive-Vallée de la Dordogne, la sécurité sera pour l’instant de niveau 4 et de niveau 6. Le niveau 4 s’appliquera à l’ ATR 42 qui effectue les liaisons Brive-Paris. Un seul véhicule et deux pompiers seront mobilisés. La sécurité sera plus “lourde” quand atterriront et décolleront les avions qui assureront la ligne Brive-Londres à compter du 25 juin. A bord, ils seront 95 passagers. Pour faire face à toute éventualité dans cette configuration de niveau 6, quatre pompiers seront présents avec à leur disposition un véhicule d’intervention massif  prêt à démarrer. Des équipes de pompiers sur un aéroport : rien finalement d’exceptionnel. En revanche ce que l’on sait moins, c’est qu’une équipe se doit de s’assurer, quelques minutes avant l’atterrissage ou le décollage, qu’il n’y ait aucun oiseau dans le proche périmètre de la zone. Les hommes qui traquent ces oiseaux sont des “effaroucheurs”. Progressivement, tous les maillons du système aéroportuaire se mettent en place. L’ATR 42 pourra atterrir en toute sécurité mardi prochain, il sera 10 h20.

Jean René LAVERGNE

Jean René LAVERGNE

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