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À l’école du hip-hop

Après sa tournée aux États-Unis, la compagnie Hervé Koubi est de retour à Brive dans les établissements scolaires. Hier, les CM1-CM2 de l’école Saint-Germain-Pont Cardinal ont pu s’initier au hip-hop.

Ça s’apparente à un grand écart. Boston, New York, Chilmark, Dallas, San Diego, Miami, Atlanta… des scènes qui semblent déjà presque lointaines pour la compagnie Koubi, si ce n’est les émotions qui collent encore à la peau de ces virevoltants danseurs. Les voilà revenus de leur tournée américaine, en faisant toutefois au retour un petit crochet par Rome pour interpréter Les Nuits Barbares ou les premiers matins du monde. À peine ont-ils renoué avec leur “résidanse” briviste que nos Koubi ont aussitôt retrouvé le chemin des écoliers. Lundi, sept classes de Louis Pons ont découvert les rudiments du hip-hop. Le lendemain, c’était le tour des 4 classes CM1-CM2 de l’école unifiée Saint-Germain Pont Cardinal. Une grande première pour les élèves.

À la manœuvre, un seul danseur face à des rangées de gamins attentifs qui tentent de tricoter correctement avec leurs jambes. “J’ai réussi, j’ai réussi”, jubile Ambre en sautillant. Comme ses petits camarades, elle vient d’enchainer victorieusement quelques pas de top work (mouvement debout) puis de foot work (au sol). “Ce serait bien qu’on en fasse tous les mardis”, espère son voisin Youssef qui s’émerveille de ses nouvelles potentialités. “Ils sont à fond, plein d’énergie”, s’amuse le danseur Giovanni Martinat. “En une heure, ils peuvent intégrer les bases du breakdance.” Et ils en redemandent.

“Nous, on est preneur de ce type d’activités”, assure le directeur Marc Bourbaud. “À travers la danse ou le théâtre, les enfants sont amenés à travailler leur concentration. Comme ça les intéresse, ils se montrent plus attentifs aux autres, en interaction avec eux et ça leur apporte de la rigueur.”

Voilà des années que la compagnie Hervé Koubi s’implique, souvent bénévolement, en milieu scolaire. Elle mène parallèlement un projet plus étoffé avec les jeunes du lycée Lavoisier et doit également intervenir à l’école Henri Sautet comme dans d’autres établissements sur le territoire de l’Agglo. Sans oublier d’honorer son propre calendrier scénique. “On commence notre tournée en France”, explique Rabie Makhlouf. “On doit aussi repartir aux États-Unis. Cette année, nous y effectuons trois tournées avec les Nuits Barbares et Ce que le jour doit à la nuit, notre premier spectacle qui marche beaucoup à l’international.” Une même passion de la danse en partage.

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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