Laet peint la femme dans tous ses éclats

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La femme, un corps, l’exposition de l’artiste peintre Laet est inaugurée demain vendredi 8 mars à 18h au théâtre, en écho à la journée internationale des droits des femmes. A voir jusqu’au 29 mars. Entrée gratuite.

Suivra ce même soir, l’énergie soul et rock de Sandra Nkaké, nommée aux Victoires du jazz 2012, catégorie révélation de l’année. A 20h30, dans la grande salle du théâtre. Infos et réservations au 05.55.24.62.22.

Voilà un an que les liens ont été tissés entre les Treize arches et Laetitia Scarascia Peyrat, alias Laet. Des liens concrétisés ce mois-ci par une carte blanche offerte à cette jeune artiste autodidacte qui vit et travaille à Brive. Au cœur de l’exposition, la femme dans tous ses états, et rien qu’elle. Un même thème mais une infinité de sujets, une diversité de corps, une palette d’émotions et une pluralité de techniques. Une peinture libre, une peinture d’instinct, d’instant. Rencontre avec Laet.

- Vous ne peignez que des femmes. Pourquoi?

Depuis 5 ans que je m’investis sérieusement dans la peinture, je ne peins que des corps de femmes, sans doute parce que j’ai grandi avec ma mère et ma sœur et que nous étions assez soudées.

- N’est-ce pas là un thème qui risque de s’épuiser?

Certainement pas! Je peins la femme dans tous ses états, physiques et mentaux. Je peins à l’instinct. Parfois, c’est une lumière qui me guide, une émotion qui m’inspire, une musique ou alors simplement l’humeur de mon fils, bonne ou mauvaise! Cela donne des tableaux très différents.

- Y’a-t-il beaucoup de vous dans ces tableaux?

Je n’en sais rien! Je reste assez loin d’eux, je n’aime pas les analyser mais sans doute que je me cherche à travers toutes ces femmes.

- C’est presque paradoxal, d’un côté vous vous imposez un thème, de l’autre vous vous laissez une totale liberté technique…

Je fais ce que je veux, dans la limite du possible! Je travaille aussi bien avec l’acrylique, la gouache, les pastels, l’huile que je passe au doigt, les collages que la peinture murale et même la peinture périmée que je conserve car j’aime bien l’aspect pâteux qu’elle rend! Et en ce moment, mon kif, c’est la ficelle. J’en mets partout. Ça donne du volume. Et je ne peins jamais sur de la toile. Je trouve ça fade. J’ai essayé mais je dois être trop violente pendant mon travail, je marchais dessus, je les trouais. Ça n’allait pas. Ce qui n’est pas le cas avec les planches que je récupère dans la rue sans même les choisir. Elles sont destroy, pas nettes, un peu cassées, ça me plaît: ce n’est pas conventionnel. Puis il y a le pinceau. Parfois j’utilise celui qu’on trouve dans les teintures pour cheveux; d’autres fois, je m’oblige à utiliser le même jusqu’à l’usure totale. Comme un défi!

Est-ce votre première exposition à Brive ?

J’ai exposé dans la rue, des cafés, des restaurants ici et là, dans une librairie de la ville et j’ai participé à plusieurs reprises à la manifestation Boulev’Art. Je participe maintenant à des concours et des festivals d’art comme, l’été dernier, celui du « Touquet Paris plage » qui a réuni plus de 600 artistes internationaux, sculpteurs et peintres. J’ai bossé comme une folle et depuis un an et les contacts avec les Treize arches, je n’ai fait que ça aussi. J’avoue que j’ai un peu la pression. Le Théâtre, j’en rêvais. »

La femme, un corps, exposition-vente du 8 au 29 mars au Théâtre. De 13h à 18h et une heure avant les représentations. Jeudi 14 mars de 13h à 20h. Entrée libre et gratuite. Plus d’infos sur le site des Treize arches.

 

 

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