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10 décembre : « Reconstruire en mieux »

Ce jeudi marque la journée des droits de l’homme. Elle est célébrée chaque année à la date du 10 décembre et commémore le jour de l’adoption, en 1948, de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Chaque année, elle est ainsi marquée par une cérémonie autour de la stèle dans les jardins du musée Michelet. Malgré la crise sanitaire, le temps de mémoire sera marqué, mais en comité très restreint. Et avec un thème fort: « Reconstruire en mieux » le monde d’après Covid.

En cette période de pandémie, plusieurs obstacles auraient pu avoir raison de la cérémonie. Impossible en effet d’organiser de rassemblement, d’autant que le Musée Michelet, y compris les jardins où se trouve la stèle, sont encore fermés. « Heureusement, nous avons été autorisé à organiser à minima cette célébration« , annonce Gilberte Catalifaud pour le Collectif du 10 décembre, un collectif qui regroupe plusieurs associations œuvrant toutes pour la défense des droits de l’homme. Elles sont huit: ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), Amnesty international, CCFD-Terre Solidaire (Citoyens du monde), la Fraternité Edmond Michelet, la Ligue des droits de l’homme, le Mouvement de la paix, Peuples solidaires-Appels d’urgence et le Secours catholique.

« Les autres années, ce temps de mémoire et d’hommage était ouvert à tous les citoyens. Cette année, il n’accueillera qu’un strict minimum de personnes et pas de mineur. Il y aura seulement un élu représentant la municipalité (en l’occurrence Philippe Lescure, Ndlr), deux responsables du musée qui nous accueille, un représentant pour chaque association. » Ce sera ce jeudi à 18h. Comme chaque année sera lu un texte commun dans lequel les associations impliquées évoqueront la situation mondiale des droits de l’homme et leurs violations. Elles ne manqueront pas de faire remarquer que « la pandémie révèle et aggrave des situations tragiques plus ou moins oubliées. Le Covid 19 est aussi le prétexte en divers lieux de la planète d’autoritarisme exacerbé et violent ». Le thème, cette année, de cette journée est d’ailleurs lié à la pandémie: « Reconstruire en mieux ». En veillant à ce que les droits de l’homme soient au cœur des efforts de relèvement.

« Nous n’atteindrons nos objectifs mondiaux communs que si nous sommes capables de créer l’égalité des chances pour tous, de remédier aux échecs qui ont été mis en lumière par la Covid-19 et qui ont favorisé la crise, et d’appliquer les normes relatives aux droits de l’homme pour lutter contre les inégalités, l’exclusion et la discrimination profondément ancrées, systématiques et intergénérationnelles », revendique sur son site l’organisation des Nations unies. « Le 10 décembre est l’occasion de réaffirmer l’importance des droits de l’homme dans la reconstruction du monde auquel nous aspirons, d’insister sur la nécessité d’une solidarité mondiale et de rappeler notre interconnexion et l’humanité que nous partageons en tant qu’êtres humains. »

Symbolique aussi, la gerbe dédiée à ceux qui sont décédés dans l’année au cours de leurs luttes non violentes sera déposée au pied de la stèle. Suivie d’une minute de silence. « Un moment de chants et musiques populaires d’Amérique latine remplacera le vin chaud pour égayer nos cœurs et conclure la cérémonie. »

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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